J'écoute : du baroque
Je regarde : c'est le moins qu'on puisse dire !
Je lis : ouais, pas mal
Je joue : ouais, aussi, mais pas avec les sentiments (du moins pas les miens)
Je mange : Trop......
Je bois : Tout ce qui me tombe sous la main
Je cite : "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" (Pascal)
(mis à jour mercredi 20 février 2008 à 20:54)

14/10/2004

14/10/04 - 15:59

Let's play

Une semaine de silence, ça a toujours du bon. A tous les coups, ça marche:
B. finit par me rappeler.
Difficile, pour un manipulateur, de laisser échapper sa proie. Inacceptable. Un manipulateur qui ne manipule plus n'est plus grand-chose.

Et ça repart....
"On se voit quand?"
Je devrais demander: "pourquoi faire?"
Il me répondrait: "pas pour baiser, c'est sûr."
Mais, en définitive, on baiserait probablement quand même.

Il est inutile d'essayer de contourner les règles; je pourrais demander, mais ça ne changerait rien à la règle fondamentale: celle qui veut que j'avance et qu'il recule.
C'est notre règle du jeu.

Je pourrais sortir du jeu.
"Non, on ne se voit pas, on ne se voit plus."
C'est ce que C. m'a conseillé de faire.
B. serait très dépité, c'est sûr, peut-être même triste. Mais moi aussi.
Finalement, je dois admettre que je n'ai pas envie de sortir du jeu.
"On se voit quand tu veux." (j'essaie de tricher: le forcer à vouloir)
"Bon, on se rappelle, réfléchis-y" (raté)

Quelque part, les règles du jeu me conviennent.
Le jeu convient à beaucoup de gens, de nos jours.
Le monde nous a rendus impuissants. Son fonctionnement nous échappe. Des machines complexes font des travaux qui ne réclament plus l'homme. Des multinationales anonymes decident de l'avenir de milliers de chômeurs. D'obscurs enjeux internationaux fixent la raison des conflits.
Même la haine et l'amour se trouvent programmées en haut lieu.

Tandis qu'un jeu, on a l'impression de comprendre.
Tant qu'on connaît les règles, on a l'illusion de la maîtrise.
Ca nous rend un peu de puissance, un peu de pouvoir de décision, un peu de chair, de poids sur les choses.
Donc, à la télé, on joue à chercher la femme idéale, on joue à chanter, à devenir célèbre, à vivre avec, à ressentir, à enfanter.
Et, dans la vie, on joue à exister. On joue à ce que pourrait être notre vie si nous n'avions pas sur elle un regard si désenchanté, si, d'aventure, elle redevenait qqe chose d'important, quelque chose qui vaille le coup de vouloir, qui vaille le risque de sortir du jeu.
Mais assez rêvé: la partie reprend.
Let's play!

commentaires

14/10/04 - 16:04

mais alors, qui est le maître du jeu ?

14/10/04 - 16:29

Drôle de jeu! et sinon y a un perdant ou un gagant? sinon c'set plus du jeu........c'est pire

15/10/04 - 06:06

Je suis de l'avis de C. : GAME OVER ...

15/10/04 - 12:33

3ème option : changer le cadre : vous voir oui, mais de façon à ne pas aller à la fin habituelle cette fois-là. (même si tu en as envie, c'est pas la question). faut le déstabiliser un peu quand même !

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