J'écoute : du baroque
Je regarde : c'est le moins qu'on puisse dire !
Je lis : ouais, pas mal
Je joue : ouais, aussi, mais pas avec les sentiments (du moins pas les miens)
Je mange : Trop......
Je bois : Tout ce qui me tombe sous la main
Je cite : "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" (Pascal)
(mis à jour mercredi 20 février 2008 à 20:54)

31/03/2005

31/03/05 - 14:06

Une lettre, un coup de gueule


Frappé par cette lettre publiée en une du dernier Télérama.
A cette dame, je dis « bravo ! » :



Enseignante, mère de famille nombreuse, active syndicalement et dans des associations, je me fais remonter les bretelles, lundi matin avant 7 heures, par un chroniqueur de France Inter un peu rêche. Il paraît que je ne crée pas de richesse... et qu'avec 50 % des Français « fonctionnaires, allocataires et retraitées », je pèse gravement sur l'autre moitié des Français. Bon sang, les gosses, réveillez-vous, vous êtes élevés par une bande de parasites : des femmes, des allocataires, des enseignantes. Surtout, ne faites pas comme vos aînés : allez produire des richesses. Des bombes, des pesticides, des articles édifiants dans des journaux salutaires... ou bien de bonnes pubs pour les produits dangereux. Et rappelez-vous que votre instit a dit une grosse bêtise l'autre fois : non, le savoir, ce n'est pas de « l'or impalpable », ce n'est pas une richesse, c'est une maladie transmise par des flemmards.



J’en profite pour faire une petite mise au point sur mes convictions, politiques et autres – ce dont tout le monde se fout, je sais. Mais, moi, ça me fait du bien…

Je n’ai pas toujours été de gauche.
On peut même dire que je ne le suis pas aujourd’hui : je vomis les politiques, je dédaigne les étiquettes qui ne recouvrent aucune pensée.

Je n’ai jamais été communiste.
Pour moi, Marx a certes fait preuve d’une stupéfiante intuition sociale mais il s’est monstrueusement foutu le doigt dans l’œil en pensant que tout problème de société serait réglé au niveau du « capital ».
En s’attaquant au capital, Marx a fait le jeu des capitalistes.
Le communisme stalinien a prouvé par l’absurde que ce n’est pas en nivelant le confort matériel qu’on relevait le niveau humain.
Le capitalisme mondialiste démontre aujourd’hui par l’absurde que ce n’est pas en multipliant les « richesses » qu’on multiplie le bonheur des hommes.

Je ne suis pas communiste, je ne suis pas José Bové, je ne suis pas post-soixante-huitard, je ne prêche pas le retour à la terre en sabots, la cuisine macrobio ni le tissage à la main.

Je vous demande juste à vous, les p’tits loups aux dents longues, vous qui n’avez en ligne de mire que l’accroissement de votre garde-robe, de votre portefeuille d’actions, que la marge bénéficiaire de votre boîte, la rentabilisation de vos placements, la plus-value de vos apparts, le PNB de votre pays, vous, qui venez ici nous donner des leçons de civisme (je ne citerai pas de noms pour éviter la guerre de tranchées, mais suivez mon regard), je vous demande simplement ceci : une fois que vous avez fini de compter, que vous reste-t-il à faire ? Une fois que vous aurez atteint le statut pécuniaire qui vous semblait désirable, que ferez-vous ? Quand vous aurez fini de remplir des caisses aussi hypothétiques que le sont les univers de vos jeux vidéos, vers quoi vous tournerez-vous ?

Ce sont ces mêmes golden boys « pragmatiques » que la religion fait ricaner (je précise : je ne suis pas croyant non plus). Mais les communistes avaient tort : la religion n’est plus l’opium du peuple. C’est l’argent. Et celui-ci pour le moins aussi insaisissable que Dieu, aussi virtuel. Il n’est PAS la réalité.
La seule différence : Dieu, du moins, s’est effacé parfois derrière des ministres qui prônaient l’amour de l’homme. Votre nouveau Dieu, l’argent, lorsqu’il se dissimule derrière ses ministres, c’est pour vous dire : n’aimez personne, vous êtes seul.


31/03/05 - 00:57

Dédicace spéciale à Kevmonroe





Ce que je porte pour dormir ?

Juste une goutte de Chanel…




euh… de l’Egoïste, hein,
pas du N°5


29/03/2005

29/03/05 - 23:56

Jour de chance




Je viens de trouver un billet
De 50 euros par terre !!




euh, dommage :
c’était chez moi…


27/03/2005

27/03/05 - 22:40

Avis



Je reçois

un ou deux commentaires injurieux par jour

de la part

de cette punaise

Je prie donc les lecteurs de GA

de m'excuser d'avance

si je dois parfois lui rendre la pareille.


Bien sûr, on peut toujours espérer

qu'une lueur d'intelligence

lui traversera l'esprit

- mais faut pas trop rêver...




27/03/05 - 22:09

Enfin !


… un vrai cocktail de pédé :



Vin rosé et liqueur de pêche !


26/03/2005

26/03/05 - 19:30

Un petit air…




de LARA CROFT..







…vous trouvez pas ?



26/03/05 - 15:14

Mon nouveau voisin…



… a transformé son balcon en jardin fleuri;
il a un chat,
un tee-shirt orné du rainbow flag
et il ne se lève jamais avant 11 heures :
c’est sûrement
quelqu’un de TRES BIEN !




mais j’ai pas encore vu sa tronche…


24/03/2005

24/03/05 - 17:25

Première et dernière fois...

que je te réponds sur le blog:


Ce que j'aime, avec Chapi, c'st qu'il est totalement dénué de complexes.
Il est capable de vous prêcher le noir le soir et le blanc le matin, simplement pour tenter d'avor le dernier mot.

Par exemple, un jour, il va vous affirmer sans rire que ce TCE apporte des avancées "définitives", qu'il change totalement la donne politique de l'Europe, que c'est une étape incontournable, un tournant constitutionnel majeur.
Le lendemain, conscient du danger de ces arguments pour son propre camp, il va vous soutenir tout aussi mordicus que, de toute façon, ce traité n'est pas une constitution, qu'on pourra la modifier après, qu'il s'agit juste d'une formalité, qu'il faut signer pour pouvoir avancer, qu'il faut passer sur certains détails, etc.

Bref, il a parfaitement intégré la qualité primordiale de l'homme politique: adorer s'écouter parler, quoiqu'on dise.
Chapeau, le Chapi!

Ce que j'aime moins, chez Chapi, c'est que, comme il a besoin d'un large public pour ses acrobaties, il ne sait pas se contenter de ce forum que Furyo lui a généreusement ouvert pour s'y livrer mais tient absolument à en découdre AUSSi sur le blog, au risque de faire chier tout le monde.
Alors là je me dis que le narcissisme est vraiment la limite du sens démocratique...

24/03/05 - 16:02

Thérapie « à la Pheel »





Garder son âme d’enfant, c’est mignon
- mais est-ce très sage ?…

Des fois, je me giflerais (ouais, je sais que beaucoup, ici, sont prêts à me rendre ce service…)

J’ai ce projet depuis environ dix ans. Après ma thèse, j’ai pensé que ça passerait comme une lettre à la poste, qu’on me ferait un pont d’or, que les propositions afflueraient.
Le bide.
Rien, nothing, nada, niente…

“Bah, me dis-je, ça viendra plus tard.”

Nous sommes plus tard. Etant donné le succès relatif de mon premier bouquin, je me suis dit que c’était le moment de repartir en chasse et, la bouche en cœur, le cœur en bandoulière, mes rêves dans ma besace, je suis reparti draguer les requins.
Miracle ! Cette fois, on me recevait, cette fois, on me parlait, on acceptait mes appels téléphoniques, voire, honneur insigne, on répondait à mes lettres !
Enfin !
Finalement ! Le ciel s’était ouvert, la route était tracée, je n’avais plus qu’à m’y engager d’un pas guilleret.

Ma famille, jamais en reste quand il s’agit de pisser froid, prenait un air blasé : « ne te fais pas trop d’illusions. »
Merci, merci beaucoup pour l’encouragement.
Je haussais les épaules. Ils n’y comprenaient rien. Et je repartais en gambadant.

On me promit une réponse pour la rentrée (septembre 2004).
Celle-ci venue, on me promit une réponse pour la fin de l’année (2004).
Celle-ci passée, on me promit une réponse pour début mars (2005).
Ce mois-ci largement entamé, je mis légèrement en berne mon sourire ravi, ôtai les toiles que les araignées avaient tissées sur moi pendant mon attente devant le téléphone et, un tout petit peu inquiet sur les bords, entrepris d’avoir enfin la réponse tant désirée.

La réponse était « non ».

Ah ? Mais comment ça se fait ? C’est pas possible. Il doit y avoir une erreur. Ils vont sûrement se raviser. Ils ont confondu les dossiers. C’est une blague, un 1° avril avant l’heure.
Hihihihi, que c’est drôle.

C’est mignon de conserver son âme d’enfant –
Mais est-ce vraiment sage ?
Ou, pour poser la question autrement : est-ce vraiment le meilleur moyen de survivre ?


22/03/2005

22/03/05 - 23:53

J'y comprends rien!



Je n'arrête pas d'en prendre plein la gueule sur le blog

et de subir les insultes de certains -

et ma liste d'amis

ne cesse de grandir (47)!!?


On peut m'expliquer??







ça doit être ce qu'on entend par
"qui aime bien, châtie bien".
A moins que ce ne soit un rite SM...



22/03/05 - 23:36

Le vin parle



"Je t'aime pour ce que tu es, c'est tout!",
me dit-il.


Le fait qu'il ne m'ait jamais rencontré

est certainement très secondaire, dans l'histoire.




alors ne soyez pas mesquins!

22/03/05 - 15:50

Chère LiZa




Vos commentaires

sont des perles et votre analyse politique un puit sans fond!



22/03/05 - 12:16

Publication de commentaire



22/03 - 11:08 - voir l'article - supprimer

J'aurais du mal à ajouter qqch à ces échanges extrêmement interessants entre ronans et Chapi sauf que je suis entièrement d'accord avec Ronans... :))
Tout à fait d'accord sur les naïfs ou les pragmatiques du oui, d'accord sur le vote de 1992 sur Maastricht (qui était aussi un vote pour ou contre l'Europe) et évidemment d'accord sur le vote du 29 mai.

Je citerai juste cette phrase :

« Être social-démocrate, c’est limiter les dégâts. Être de gauche, c’est changer les règles du jeu. »

Je crois que c'est justement la principale ligne de partage à gauche aujourd'hui. Toute la première gauche appelle au NON, et c'est toute la deuxième gauche, sociale-démocrate qui appelle à voter OUI.

Je suis à 100% d'accord avec Ronans : oui à l'Europe mais pas à n'importe quel prix !

Les partisans du oui nous serinent, avec ce qu'il faut de rassurant dans la voix, que ce traité est imparfait, mais que c'est un premier pas et qu'il faudra se battre pour l'améliorer par un autre traité ultérieur !
Mais, pendant la période 1997-2001 où sur les Quinze, il y avait 12 à 13 gouvernements de gauche au pouvoir, où la gauche avait les moyens d'impulser d'autres dynamiques, il n'y a rien eu en ce sens...
Je trouve complètement illusoire le fait d'accepter aujourd'hui ce traité en espérant l'amender, le modifier, le compléter plus tard...

J'aurais d'autres trucs à dire mais soit je les dirais mal, soit ils recoupent ce qui a déjà été dit ici ou là, donc, je préfère me taire.

Je te demande de m'excuser, Ronans, pour l'énervement que je vais te causer quand tu sauras que je suis entièrement d'accord avec toi et que je me retrouve complètement et parfaitement dans ce que tu écris...
Désolé... :))

— jules75004


La question qui se pose :
suis-je en train de servir
ou de desservir ma cause, là ?
;-)


20/03/2005

20/03/05 - 15:39

Publication de commentaire



Je ne vois pas trop pourquoi Chapi se croit sans cesse obligé de prendre tout GA à témoin de notre différend.

Je lui répondrai juste sur un point: je le trouve illogique, puisque ce qu'il estime répréhensible dans la directive Bolkenstein ne le gêne pas ds le traité. Toute la discussion entre nous tient à ce point précis.

Je comprends très bien son argument (ce traité est un base nécessaire au fonctionnement démocratique de l'Europe), mais il me satisfait d'autant moins qu'il feint de ne pas comprendre le mien. Evidemment qu'un traité sera nécessaire, évidemment qu'il est souhaitable que ce traité soit élaboré le plus vite possible. Mais pas n'importe lequel et, en ce qui ME concerne, pas celui-là.

Les propositions de fonctionnement libéral incluses dans le 3° titre du traité me semblent, à bon droit je crois, suspectes, dangereuses et finalement trop proches de Bolkestein. Et je continue à croire que les gens "de gauche" qui ferment les yeux sur ces "détails", au prétexte qu'ils seront "corrigés" plus tard, sont soit irresponsables, soit partisans, soit indécrottablement naïfs (soit de mauvaise foi, mais je me doute que ce n'est pas son cas).

20/03/05 - 14:34

La volonté est sur le dos du corps et de l’esprit
comme la puce sur celui d’un chien,
qui croit posséder la bête
alors qu’elle ne fait qu’en tirer
sa subsistance et son mouvement.


Dans un tout autre ordre d’idées :


j’aime étendre mon linge quand il fait beau ;

les cigares les plus longs à se consumer sont les meilleurs.



20/03/05 - 01:14



Quelle sublime utilisation de la musique, dans Rois et Reine !
Mais quelle cité angoissante que Grenoble…

18/03/2005

18/03/05 - 21:28

C’est bon,


...allez-y, découvrez-vous…



…mettez-vous à poil…



… c’est le printemps !




18/03/05 - 19:29

La Vie est un songe



Je dialogue assez fréquemment avec Elegyofsound sur MSN.
Hier, il m’a révélé qu’il s’était fabriqué un double imaginaire, qu’il appelait Sigismond. Je lui ai demandé si ce nom avait un rapport avec le héros de La Vie est un songe de Calderon. Il m’a dit que non, qu’il n’y avait pas pensé.

J’ai trouvé la coïncidence assez extraordinaire car, soudain, la corrélation d’Elegyofsound (tel que je me l’imagine : je ne l’ai jamais rencontré) avec le héros de Calderon m’apparaissait évidente.
A mes yeux, Elegyofsound est un rêveur incorrigible. Il m’agace, parfois ; j’ai envie de le secouer, de lui dire de cesser d’imaginer que les gens vont devenir ce qu’il voudrait qu’ils soient, de croire que la vie va se plier à ses rêves. Il me laisse parler. Mais je l’imagine sourire, derrière son écran, d’un sourire peut-être un peu triste, qui signifie: « cause toujours ! »

Maintenant, je vais dire un mot de La Vie est un songe, pour que vous compreniez en quoi elle me fait penser à ce garçon.


La pièce de Calderon a été publiée en 1636 (l’année du Cid de Corneille).
L’action, très complexe, se déroule dans une Pologne de fantaisie et met en scène neuf personnages. Mais je n’en retiendrai que l’intrigue principale.
A la naissance de son fils, Sigismond, l’on a prédit au roi Basyle que son enfant deviendrait un homme brutal, qui attenterait à la vie de son père. Aussi, le roi a-t-il fait enfermer le nouveau-né dans une tour, le coupant de tout contact extérieur et le laissant dans l’ignorance de son identité.
Lorsque l’action commence, Sigismond est devenu un homme. Basyle est vieux, il se repend de son attitude envers son fils et décide de le tirer de sa prison. Il le fait endormir et transporter au palais, où un courtisan révèle à Sigismond son statut princier. Sigismond donne immédiatement raison à la prophétie, en se montrant insolent, arrogant et féroce ; il en vient même à jeter un homme par une fenêtre. Devant ces excès, le roi Basyle se dit qu’il vaut mieux arrêter là l’expérience : l’on drogue à nouveau Sigismond et on le ramène, endormi, dans sa prison. Lorsqu’il se réveille pour la seconde fois, il se désespère de ce retour mais son geôlier lui affirme qu’il n’a jamais quitté son cachot : son séjour au palais, son rang de prince, tout cela était un rêve. Sigismond entre alors en de profondes réflexions, dont il conclut que, même en songe, il vaut mieux faire le bien et se montrer respectueux d’autrui.
Mais l’action ne cesse point là. Le peuple se révolte et décide de porter Sigismond au pouvoir. Le prince comprend alors le rôle que lui a fait jouer son père : furieux, il prend les armes contre lui et met son armée en déroute. Là encore, Sigismond justifie les présages : il attente à la vie de son père.
On traîne Basyle enchaîné devant son fils, aux pieds duquel il se prosterne. Mais le prince le relève, l’embrasse, lui pardonne, lui rend son trône, expliquant que tout destin, même vérifié, peut être dominé par le sage.

Cette fable magnifique supporte bien des interprétations différentes :
- psychanalytique, bien entendu, puisqu’elle illustre le «complexe d’Œdipe » ;
- philosophique, puisqu’elle remet en cause la notion de destinée, de prédestination ;
- «éthologique» aussi, puisqu’elle fait comprendre qu’un trait de caractère (la violence de Sigismond) résulte en partie du contexte, du passé ;
- mystique, évidemment, puisqu’elle souligne la nature illusoire de la vie, pas plus vérifiable qu’un songe. Etc…

Mais, dans le cas qui nous occupe, elle rappelle une autre vérité, pas toujours facile à accepter, et, dont « notre » Sigismond, Elegyofsound, semble parfois être le porte-parole : le rêve, tout illusoire, labile et fragile qu’il soit, peut avoir une action sur la vie. Notre vie, bien souvent, tire sa vérité, sa substance et son évolution de nos songes, et de l’imaginaire en général (ici, la prophétie).
En cette époque de matérialisme forcené, nous aurions bien besoin de nombreux Sigismond, aptes à montrer qu’il n’y a pas de destin (notamment économique !) et que le rêve n’est pas l’ornement de la vie, mais son fondement.




Ce post a été écrit avec l’accord de l’intéressé, mais sera supprimé s’il le souhaite.


18/03/05 - 00:14

Un peu de poésie dans un monde de brutes


Sogni e favole io fingo; e pure in carte
Mentre favole e sogni orno e disegno,
In lor, folle ch'io son, prendo tal parte,
Che del mal che inventai piango e mi sdegno.
Ma forse, allor che non m'inganna l'arte,
Più saggio io sono? E l'agitato ingegno
Forse allor più tranquillo? O forse parte
Da più salda cagion l'amor, lo sdegno?
Ah che non sol quelle ch'io canto o scrivo
Favole son: ma quanto temo e spero,
Tutto è menzogna, e delirando io vivo.
Sogno della mia vità è il corso intero.
Deh tu, Signor, quando a destarmi arrivo,
Fa ch'io trovi riposo in sen del Vero!



J'invente fables et songes; mais quand, sur le papier,
Je trace ou dessine et songes et fables,
Voici que, pauvre insensé, j'y prends tant de part,
Que je m'irrite et pleure des maux que j'inventai.
Pourtant, lorsque l'art plus ne me leurre,
Suis-je donc plus sage? Et mon esprit inquiet
Est-il plus calme alors? L'amour, la fureur
Me viennent-ils alors de causes plus solides?
Ah, ce n’est pas seulement ce que j’écris ou chante
Qui est fable : mais tout ce que j'espère et crains,
Tout cela est mensonge, et je vis dans le délire.
Songe est le cours tout entier de ma vie.
Oh toi, Seigneur, quand viendra l'heure de l'éveil,
Fais qu'au sein du Vrai, je trouve le repos!



17/03/2005

17/03/05 - 21:05

Ce soir, je l’aime…




« le « non », ça ne sera pas la fin du monde :
on s’assiéra simplement à nouveau autour d’une table
pour définir le visage de l’Europe dont nous voulons VRAIMENT »



17/03/05 - 14:11

Discrimination positive





La Royal Navy lance une campagne de recrutement dans la presse homo

La Royal Navy revient de loin. Alors que, jusqu'en janvier 2000, l'homosexualité y était officiellement interdite, elle vient de s'adjoindre les services de Stonewall, lobby homosexuel qui s'est, en quelques années de « discrimination positive », rendu Indispensable auprès des multinationales et grands corps de l'administration britannique. But de Stonewall : s'assurer que les gays soient représentés dans l'entreprise à la hauteur de leur présence dans la société, estimée à 6 %. Et leur garantir des conditions de travail et de vie sociale « adaptées à leur orientation sexuelle » comme « l'organisation de soirées gays au sein de l'entreprise ». Ben Summerskill, directeur de Stonewall, qui aime les chiffres, évalue à « 2 100 le nombre de marins gays, lesbiennes et bi-sexuels qui n'ont pas encore fait leur coming out, sur un contingent total de 38 000 ». Il s'agit donc pour la marine de les encourager à se faire connaître... et à en engager d'autres pour atteindre le fameux quota des 6 %. Une campagne de recrutement par petites annonces va démarrer dans la presse homo. On ne sait pas encore si la Navy remettra au goût du jour la célèbre phrase de Churchill : « La marine n'est rien d'autre que rhum, sodomie et fouet. »
Agnès Catherine Poirier (Télérama 2773)





L’histoire ne dit pas
si on fera passer des tests aux postulants,
pour vérifier leur sexualité…


16/03/2005

16/03/05 - 23:55

Hommage à mon quartier




16/03/05 - 23:15

La "logique" selon Saint Chapi






Inutile d’argumenter :
cet argument est IMPARABLE





15/03/2005

15/03/05 - 12:41

Mot d’ordre




Don’t be impotent CONSOMMEZ !



13/03/2005

13/03/05 - 17:33



En politique, le soi-disant « pragmatisme »

est une idéologie qui n’ose dire son nom.




Ne vous laissez pas manipuler!

13/03/05 - 16:06

Vous avez aimé « Mary à tout prix » ?


La scène du sperme dans les cheveux ?

Vous adorerez le nouveau navet,
déjà sur vos écrans :



L’EUROPE A TOUT PRIX !!!!




ou comment s’en prendre plein la tronche
en voulant avoir l’air branché…


12/03/2005

12/03/05 - 20:04

Poétiques blessures



11/03/2005

11/03/05 - 23:24

Ce soir : réplique culte


« Sors de ma chatte,

espèce de trou du cul ! »




copyright: “Nip/Tuck”

10/03/2005

10/03/05 - 20:34




Le Prof de gym (avec un sourire radieux)
- « Comment ça se fait que je ne vous vois plus au cours de body pump, le mardi ? »

Moi (très sec)
- « Je n’ai JAMAIS fait de body pump. »





Hmmm… Pourquoi ai-je l’impression
que ce n’était PAS la bonne réplique ?…


10/03/05 - 12:27



Le plus beau des masques
sera toujours moins aimable
que le plus ingrat des visages.





08/03/2005

08/03/05 - 14:41

Proverbe



Les amis des amis
des amis des amis
des amis de mes amis
ne sont pas forcément
mes amis



SURTOUT SUR MSN !!!






Fuck the partooze virus!


06/03/2005

06/03/05 - 00:02

Pour changer de la Constitution européenne



mon nouveau prof d'html


m’a appris à faire des

PwOot²




désormais, j’ai moi AUSSI
mon assistant
(de nuit: de jour, je dors)


05/03/2005

05/03/05 - 22:54

je déteste le matraquage !

…donc, je ne vais pas vous matraquer d’arguments contre, et encore moins pour, la Constitution européenne, contrairement à certains (suivez mon regard).
Simplement, je vous encourage à jeter vous-même un œil sur le texte, histoire de ne pas vous laisser aller à de simples options partisanes. Les passages qui me font tiquer, et refuser un « oui » inconditionnel, sont tous contenus dans la III° Partie (ça vous évitera de lire les deux premières !), notamment dans la Section 3, articles III-30 à III-50 (environ…).
Un petit extrait, histoire de vous faire une idée :

Article III-40
Dans l’exercice des missions qui lui sont confiées au titre de la présente sous-section, la Commission s’inspire:
a) de la nécessité de promouvoir les échanges commerciaux entre les États membres et les pays tiers,
b) de l’évolution des conditions de concurrence à l’intérieur de l’Union, dans la mesure où cette évolution aura pour effet d’accroître la force compétitive des entreprises,
c) des nécessités d’approvisionnement de l’Union en matières premières et demi-produits, tout en veillant à ne pas fausser entre les États membres les conditions de concurrence sur les produits finis,
d) de la nécessité d’éviter des troubles sérieux dans la vie économique des États membres et d’assurer un développement rationnel de la production et une expansion de la consommation dans l’Union.


Je vous rappelle qu’en France nous disposons encore de services (partiellement) gérés par l’Etat, que certains de nos voisins ont, eux, pivatisés pour les résultats que l’on sait (les chemins de fer anglais de sinistre mémoire). Je vous laisse imaginer ce qu’il en sera de ces services (et de leurs employés) lorsque les principes ci-dessus devront être rigoureusement appliqués.
Mais je ne ferai pas de teasing… !

Faites-vous votre propre opinion:
Titre III de la Convention

04/03/2005

04/03/05 - 20:06

Aujourd’hui, au CNC :



Vanity Fair (« La Foire aux vanités »)
de Mira Nair


Un film hollywoodien comme dans l’temps,
arrosé d’une goutte de Jane Austen :

avec une foultitude de personnages,
une intrigue étalée sur plusieurs générations,
des décors londoniens pittoresques,
des châteaux, des pelouses, des bijoux, des calèches,
des madras, des épices, des chiens, des éléphants…

C’est l’histoire, certes un peu longuette,
d’une aventurière anglaise du XIX° siècle :
l’irrésistible Reese Witherspoon,
dans un rôle à sa mesure,
en fait une peste mutine et blessée,
qui ne parvient à ses fins
qu’en se « vendant » finalement
à un inquiétant marquis (vénéneux Gabriel Byrne).

Bon, ça ne casse pas des briques,
mais deux scènes musicales au moins sont à voir :
celle au cours de laquelle l’héroïne
dompte une basse-cour de douairières haineuses
en chantant une mélodie de Haydn ;
et celle qui la voit faire la danse du ventre
devant un roi d’Angleterre ébahi…

04/03/05 - 20:04

La lessive…



…ça n’était PAS une bonne idée !

04/03/05 - 18:02

Je comptais sortir faire un tour


…mais, à la réflexion…


...je crois que je vais me contenter d'un bon chocolat chaud!



avec des biscuits…


03/03/2005

03/03/05 - 00:04

Bien des déceptions, aujourd’hui…


Heureusement qu’”on” m’a envoyé un peu de réconfort virtuel :



02/03/2005

02/03/05 - 22:14

Encore du cinéma

Ben oui, fait froid chez moi…

Aujourd’hui Stage Beauty de Richard Eyre.
Effroyablement mauvais pendant la première demi-heure,
s’améliorant ensuite.
Autour du comédien spécialiste des rôles de femmes
mais n’en trouvant le sens qu’en « jouant l’homme »,
se développe en somme une réflexion pas sotte.
Mais l’intérêt du film, c’est son « héroïne »…
euh…son héros,
une vraie déesse,
ui m’a fait sans cesse penser à

la Divine Mademoiselle...

02/03/05 - 17:35

Perplexité





Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi
le jour où je passe un cap fatidique
est, justement,
LE PLUS MOCHE DE L’ANNEE ????




du moins à Paris


02/03/05 - 13:34



AAAAAAAAAAA
AAAAAAA
AAAAA
AAA
AA
A
h



boïïïng


02/03/05 - 00:26

De retour du CNC



Deux films au programme :

une pure daube anglo-saxonne (comme les aime Chapichapo ;-)) qui prétend traiter du problème des « disparus » argentins. Le héros de Disparitions de Christopher Hampton (campé par un Antonio Banderas aussi expressif qu’une batte de base-ball), dont la femme a été enlevée par les militaires, a des « visions » qui lui permettent de la retrouver. Guidé par des oiseaux (si, si), il finira par l’embrasser au cours d’un carnaval digne de celui de Rio (OK, on est en Argentine, et alors ?), après avoir croisé de patibulaires pseudos-nazis et des rescapés d’Auschwitz amateurs de flamands roses...

Le base-ball joue aussi un rôle (secondaire) dans l’autre film, d’un tout autre format : Mysterious skin de Gregg Araki décrit les parcours divergents de deux garçons confrontés à une agression pédophile. C’est parfois hard, souvent poétique ; le scénario est riche et Joseph Gordon-Levitt est sans doute l’un des teenagers les plus charismatiques du moment. On pense tantôt à Elephant de Gus van Sant, tantôt à Ken Park de Larry Clark – c’est dire…

01/03/2005

01/03/05 - 15:12



je m’ennuie………