J'écoute : du baroque
Je regarde : c'est le moins qu'on puisse dire !
Je lis : ouais, pas mal
Je joue : ouais, aussi, mais pas avec les sentiments (du moins pas les miens)
Je mange : Trop......
Je bois : Tout ce qui me tombe sous la main
Je cite : "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" (Pascal)
(mis à jour mercredi 20 février 2008 à 20:54)

31/05/2005

31/05/05 - 15:19


Bon, j’ai besoin de fric :
je sors dans la rue taper une vieille.



(c’est plus facile qu’un vieux…)




(et puis, y a plus personne à l’Intérieur…)







30/05/2005

30/05/05 - 20:30

POU-BEL-LE !!!





M. Raffarin, La France d’en bas vous salue bien!



29/05/2005

29/05/05 - 22:59



UDF : 80 % pour le « oui »
UMP: 76 % pour le "oui"






qui prétendait qu’on votait «oui »
quand on était à gauche ?...



29/05/05 - 22:39


Ô JOIE !!!






... je sais enfin me servir de Paint…



29/05/05 - 22:05



58 % des socialistes

70 % des moins de 25 ans
ont voté


NON





je connais des roquets qui vont
hurler à la lune ce soir …



29/05/05 - 21:26

Exsultate, jubilate ?





29/05/05 - 16:09

Enfin!



J’ai vu, de pied en cap, mon voisin d’en face.
Celui qui cultive des fleurs, porte des tee-shirts rainbow flag et reste sur son computer jusqu’à 2h du mat’.
Il fumait une cigarette sur sa terrasse.
Bof, physiquement, il est quelconque (il ressemble à un Gaïen connu…non, non, je ne dirai pas lequel ;-))
Mais il a de très beaux cheveux.
Ceci dit, je pourrai le reluquer un peu mieux mardi. Parce qu’on vient de me donner ça :


Je vous tiens au courant…



Au fait, j'vous ai pas dit? J'ai voté!
Devinez quoi?...




28/05/2005

28/05/05 - 01:10

Question



Si le « non » passe
(ce qui est de plus en plus envisageable) ,
ne faudra-t-il pas en rendre partiellement responsable
l’arrogante intolérance des « ouiouistes » ?




27/05/2005

27/05/05 - 01:35

Je me plais beaucoup:



26/05/2005

26/05/05 - 02:00

Citation du soir



dédiée à Laurent…




« La vie n’est pas aussi noire qu’on le prétend.
On devrait avoir plus d’indulgence
et aussi plus d’admiration les uns pour les autres . »

Ivy Compton-Burnett Serviteur et servante






25/05/2005

25/05/05 - 21:46

Quand l’attaque personnelle…

remplace la capacité à argumenter…

http://journal.gayattitude.com/Cizion/20050525171142/


hmmm , ça c'est ce qu'on appelle élever le débat!
ça donne vachement envie de voter « oui »,
pour se retrouver aux côtés de ce genre de type…

25/05/05 - 21:04

Sarkozymania


Devant Saint-Eustache, cette après-midi. Trois jeunes gens parfaitement inoffensifs se partagent UNE bouteille de bière.



Arrivent des flics armés jusqu’aux dents. Hop, allez, debout: on vide son sac, on vide son paquet de cigarettes (oui, oui), on ouvre le chargeur de son walkman (si, si), on soulève son tee-shirt et le bas de son pantalon...


Fouille à corps, mains sur la tête, circulez.
Et bienvenue dans la douce France !



Quelques instants après, deux petits chiots mettent le souk....



J’ai franchement eu la trouille qu’on leur passe les menottes!



23/05/2005

23/05/05 - 11:55

Contribution au débat, 6


Selon certains, ce Traité pour la constitution de l’Europe ne serait pas spécialement libéral.

Qu’on en juge
(liste d’articles évidemment non limitative) :




Article III-132
Si des mesures prises dans les cas prévus aux articles III-131 et III-436 ont pour effet de fausser les conditions de la concurrence dans le marché intérieur, la Commission examine avec l'État membre intéressé les conditions dans lesquelles ces mesures peuvent être adaptées aux règles établies par la Constitution.
Par dérogation à la procédure prévue aux articles III-360 et III-361, la Commission ou tout État membre peut saisir directement la Cour de justice, si la Commission ou l'État membre estime qu'un autre État membre fait un usage abusif des pouvoirs prévus aux articles III-131 et III-436. La Cour de justice statue à huis clos.

Article III-137
Dans le cadre de la présente sous-section, les restrictions à la liberté d'établissement des ressortissants d'un État membre sur le territoire d'un autre État membre sont interdites. Cette interdiction s'étend également aux restrictions à la création d'agences, de succursales ou de filiales, par les ressortissants d'un État membre établis sur le territoire d'un État membre.

Article III-146
La libéralisation des services des banques et des assurances qui sont liés à des mouvements de capitaux doit être réalisée en harmonie avec la libéralisation de la circulation des capitaux.

Article III-161
1. Sont incompatibles avec le marché intérieur et interdits tous accords entre entreprises, toutes décisions d'associations d'entreprises et toutes pratiques concertées, qui sont susceptibles d'affecter le commerce entre États membres et qui ont pour objet ou pour effet d'empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence au sein du marché intérieur, et notamment ceux qui consistent à:
a) fixer de façon directe ou indirecte les prix d'achat ou de vente, ou d'autres conditions de transaction;
b) limiter ou contrôler la production, les débouchés, le développement technique ou les investissements;
c) répartir les marchés ou les sources d'approvisionnement;
d) appliquer, à l'égard de partenaires commerciaux, des conditions inégales à des prestations équivalentes en leur infligeant de ce fait un désavantage dans la concurrence;
e) subordonner la conclusion de contrats à l'acceptation, par les partenaires, de prestations supplémentaires qui, par leur nature ou selon les usages commerciaux, n'ont pas de lien avec l'objet de ces contrats.

Article III-167
1. Sauf dérogations prévues par la Constitution, sont incompatibles avec le marché intérieur, dans la mesure où elles affectent les échanges entre États membres, les aides accordées par les États membres ou au moyen de ressources d'État sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. (…)



Moi, homme de gauche, je dis



NON






21/05/2005

21/05/05 - 19:44

Ce soir, je suis bon






… pour moi.







Après tout, j’en ai bien besoin…

21/05/05 - 13:16

NON aux Etats-Unis d’Europe




« C'est une duperie de prétendre créer un contrepoids (au modèle américain) avec la construction européenne quand celle-ci s'aligne à marche forcée sur le même modèle économique et social, tout en refusant obstinément la révolution démocratique de ses institutions qui rendrait les citoyens réellement maîtres et responsables de son évolution.
Jusqu'à ce que les pires ethnicismes ne reviennent enfermer les peuples chacun dans une haineuse impuissance nationaliste. »


Henri Emmanuelli, Le Monde, 8 mai 2005






19/05/2005

19/05/05 - 22:50

Révélation astrologique




« Vous êtes né un Mardi, jour du Dieu Mars, et en Mars, mois dédié au Dieu de la Guerre, personnifié par un homme vêtu d'une peau de louve. C’est pourquoi mieux vaut vous avoir pour ami que pour ennemi, car il vous arrive d’être assez belliqueux. »


Qui ça, moi ????!



19/05/05 - 21:35

Feignants de salariés




Etes-vous allé travailler le 16 mai ? Si oui, et que vous êtes une ravissante jeune blonde oeuvrant sur ordinateur, vous avez «facilité les déplacements d'une personne handicapée dans son université. » Ravissante jeune blonde, mais institutrice cette fois, vous avez « permis à une personne âgée de bénéficier d'une aide à domicile. » Jeune toujours, mais beau brun réparateur de serveur informatique, vous avez permis « de fabriquer un chariot élévateur pour fauteuil roulant ».

Incapable de faire passer le message sur sa journée de solidarité, le gouvernement a donc eu recours à la pub. Et qu'ont fait les publicitaires ? Leur boulot de publicitaires: des salariés glamour et civiques mettent la honte à tous ces salariés feignasses, égoïstes et râleurs.

Accessoirement, cette campagne de la culpabilité (wwwjourneedesolidarite.gouv.fr), présente dans tous les quotidiens, a coûté 3 millions d'euros. Le prix de quelques chariots élévateurs.


Vincent Rémy, Télérama n°2888






18/05/2005

18/05/05 - 11:43




Oh la la, tous ces pauvres garçons
qui vont se précipiter
pour voir Starwars III
et qui vont être déçus,
ça fait peine…




16/05/2005

16/05/05 - 20:00

Montrez-moi vos mains




Chaque année, à cette époque, mes allergies m’assomment, me réduisent à l’état de légume sur pattes. En général, mon moral suit le mouvement et tombe dans mes chaussettes.
Bizarrement, cette année, alors que j’ai plus que jamais raison de déprimer, je suis beaucoup mieux. Plutôt joyeux, presque tonique – le corps a de ces mystères…

En revanche, je me tape un truc que je n’avais jamais eu : une sorte d’eczéma sur les mains (le corps est aussi très inventif quand il s’agit de faire chier). La peau se desquame par plaque, ça gratte, c’est rougeâtre - une horreur !
Comme je n’aime pô du tout aller chez le médecin (Patdemari me pardonnera, j’espère ;-)), j’ai laissé traîner, traîner, traîner…
Mais, là, c’est plus possible. J’ai des mains de sorcière, toutes fripées, sèches, décharnées, craquelées. Donc, je me suis décidé à passer au moins à la pharmacie. Une où je ne vais pas d’habitude.

J’ai le choix entre une vieille préparatrice revêche et un jeune qui n’a pas l’air mal du tout. Je choisis le jeune (allez savoir pourquoi !)
De près, il est encore beaucoup mieux que pas mal du tout : yeux verts, peau bronzée, cheveux noirs de jais, mince sourire, voix très douce :
- Je peux vous aider ?
- Ben… euh.. en fait, je voudrais un conseil : j’ai un problème aux mains…
Je les lui montre. Il les prend doucement dans les siennes.
- Faite voir… Hmmmm. Attendez, je ne vous vois pas bien, là, venez à la lumière.
Il me traîne dans un coin du magasin, en me tenant toujours les mains. Comme chaque fois que je suis intimidé, je commence à avoir très chaud, et des gouttes de sueur sur le front. Merde, merde !
Il me tourne les mains dans tous les sens, m’ouvre les doigts, relève ma manche. Il me sourit d’un air un peu ironique :
- Et vous faites quoi avec vos mains ?
- Pardon ? Ce que je fais avec mes mains ??
Son sourire s’élargit : « oui, enfin, vous vous en servez pour quoi, vous avez un métier manuel ?
Je deviens tout rouge, je marmonne, je déteste ça :
- Ah non, non, pas du tout, vous voyez. J’ai pensé que c’était peut-être au sport que…
- Vous faites du sport ? Vous tirez sur des barres, tout ça ?
Oh la la, voilà que je danse d’un pied sur l’autre, et que mes yeux s’affolent. J’ai tout de la pucelle effarouchée, moi ! Justement, je sors du club de gym, j’ai les cheveux mouillés, emmêlés, je ne ressemble à rien, et il y a ce type si mignon qui me regarde sous le nez, qui me fait des sourires complices en me caressant les doigts…

Le coup de grâce : il appelle un collègue (heureusement beaucoup moins mignon)
- Eh, viens voir, dis-moi ce que t’en penses !
Ils sont maintenant deux à me scruter les phalanges pendant que les spots font cuire mon visage déjà rouge. L’autre est le chef : comme tel, son diagnostic est beaucoup plus catégorique :
- C’est un (schmilblick, j’ai pas retenu le nom). C’est pas grave. Vous devez vous laver trop souvent les mains. Ou alors, vous êtes un peu stressé. Vous êtes stressé, en ce moment ?
Un peu, que je suis stressé, avec ces deux types qui me tripotent !
Apparemment, le plus vieux se rend compte de ma gêne. Il me tape sur l’épaule , prend congé et lance à son collègue :
- Conseille-lui d’aller chez le médecin, à ce jeune homme. Sinon il va finir par se croire malade !

En partant, presque en courant, je n’étais peut-être pas persuadé d’être malade mais d’être légèrement trop émotif, ça oui !

16/05/05 - 00:32




Puisque je n’y suis pas obligé,
demain je vais bosser, tiens !




15/05/2005

15/05/05 - 13:00




ah, nan, nan… hips.. c’est pas moi qui…hiiiips …
ai tout bu !



14/05/2005

14/05/05 - 15:40

Dédicace à qui de droit…





11/05/2005

11/05/05 - 20:23





« Ce traité constitutionnel institue une dictature :
celle qui fait de l’homme un pion du jeu économique »

Danièle Mitterrand




Votez NON!




11/05/05 - 14:09

Slut’s drama


Ne jamais mettre de crème de nuit.

Certes, elle retend ( ?) la peau.
Mais, au matin, lorsque vous vous levez, votre visage vous semble désagréablement gras. Aussi, vous le savonnez vigoureusement. En conséquence, la peau, desséchée, tire, se craquelle : une crème de jour s’impose.
Mais, le soir, quand vous rentrez chez vous après une dure journée de shopping, votre visage vous semble désagréablement gras. Aussi, vous le savonnez vigoureusement. En conséquence : hop, la crème de nuit…
Etc., etc., etc.

Dans le même ordre d’idées, j’aurais pu vous parler de la tragédie des cheveux secs et fins. Je suis bien placé pour vous en causer car, pour mon malheur, j’ai les cheveux fins et secs. Lorsque je les lave, ils se dressent tout droits sur ma tête, comme électrifiés.
Dès lors, s’impose un gel, une eau coiffante, de la laque ou de la cire (cette dernière option étant la meilleure, bien que la plus onéreuse). Mais, dans ce cas, en fin de journée, lorsque vous rentrez harassée par une dure séance de shopping, vos cheveux vous paraissent désagréablement gras.
Aussi, le lendemain, zou : shampoing. Cheveux électrifiés dressés sur la tête. Aussitôt : cire, laque ou gel. Retour maison : cheveux gras. Conséquence : shampoing. Conséquence de la conséquence : gel.
Etc., etc., etc.

Bis repetita non placent et ma vie est un calvaire.



09/05/2005

09/05/05 - 18:21

Journée « Starwars »


Comme beaucoup d’entre vous, ce soir, je vais revoir celui-ci :



Mais, comme peu d’entre vous, cette après-midi, j’ai vu celui-là :



Eh eh eh, vous voulez que je vous raconte la fin ?…

En tout cas, tout ce que je peux dire,
c’est que Hayden Christensen (Anakin)
ressemble de plus en plus à mon petit-cousin Nicolas…

09/05/05 - 17:47

A vrai dire, voilà mes préférées :



08/05/2005

08/05/05 - 19:54




Deux Martini-gin,
une demi-bouteille de Chardonnay californien,
deux verres de Bourgogne blanc aligoté,
trois Tipunch,
deux whiskies (chacun, s’entend)…

Pff, on chôme pas, quand les provinciales débarquent…




08/05/05 - 19:17

Allez, zou, je les étrenne !



07/05/2005

07/05/05 - 13:45

Contribution au débat, 4


Ouf, me voici un peu soulagé…
Le honteux édito de Marc Jézégabel, se prononçant pour le « oui » au Traité constitutionnel, mais sur le mode « ce serait plus juste de dire non, mais dire non, c’est pas beau » a engendré un abondant courrier des lecteurs. Il s’en dégage 65 % de « non », dont Télérama se fait l’écho en publiant un panel représentatif de lettres. Façon habile sinon très honnête de se défausser : si, par la voix de notre éditorialiste, nous adhérons à la position officielle du « oui-oui » qu’entonnent en chœur tous les ténors politiques, nous faisons nettement sentir notre préférence pour le « non » via la publication du courrier des lecteurs.

Dont je vous propose quelques brefs extraits :


« L'ultime argument des partisans du oui est qu'en cas de victoire du non, la France serait marginalisée et perdrait son influence. Curieux sophisme! Ainsi, pour garder son influence, son pouvoir, son prestige, il faudrait parler comme tout le monde, c'est-à-dire ne pas exister dans son originalité. Quelle est donc cette influence, ce pouvoir, ce prestige qui se dissout pour se conserver ? »
Fernand Comte

« La libre circulation des capitaux érigée en droit fondamental, quelle ambition ! »
Patrick Coupechoux

« Il faudrait être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas constater que partout en France s'amplifie la fermeture des services publics. Et qui pourrait prétendre que ce ne sont pas les directives européennes de déréglementation, combinées au cadre coercitif du pacte de stabilité, qui conduisent à la fermeture de bureaux de poste, de lignes SNCF, de gares, de services hospitaliers, etc.? Si le NON passe, et je l'espère vraiment, ce serait un immense espoir en France, mais aussi dans les autres pays d’Europe, de reconquête des droits spoliés. »
François Risacher



Personnellement, ma conviction grandit chaque jour davantage, peut-être parce que, chaque jour, je comprends mieux les arguments des tenants du « oui » - arguments qui s'admettent dans une perspective utopiste mais ne peuvent, à mon sens, se défendre si l’on remet ce vote en perspective avec le passé.
En tout état de cause, je me répète : n’écoutez pas des politicards, forcément parties prenantes d'un traité qu’ils ont avalisé, faites-vous votre propre opinion !


07/05/05 - 00:59

Pour ne pas mourir idiot


Après avoir vu ça aujourd'hui:





... je me suis précipité sur mon dictionnaire pour essayer de comprendre ce qui séparait les chiites des sunnites (dont Saladin, l’un des héros du film, fut le zélateur le plus connu).
A vrai dire, je n’ai pas saisi grand-chose, si ce n’est que les premiers, comme leur nom l’indique, sont la résultante d’un schisme : prônant la séparation des pouvoirs spirituel et temporel, ils représentent environ 10% des musulmans, dont la plupart rassemblés en Iran.
Hummm…c’est à peu près ça, non ? A moins que ça ne soit le contraire?...



04/05/2005

04/05/05 - 12:40

C'est décidé, c'est:



Non


NON


NON !



NON !!!





je ne brancherai PAS MSN




Du moins, pas tout de suite…


04/05/05 - 12:27

Peuh !


MilitantE


MilitantE


Vous êtes "MilitantE".

Vous êtes à l'aise dans la "communauté" et savez tout ce que vous lui devez.

C'est pour cela que voulez la protéger. Vous êtes de toutes les manifs pouvant faire avancer "la cause".

Vous liez l'utile à l'agréable et profitez des manifs et des réunions d'associations pour draguer.


Pour vous, la vie est un combat.

Votre blog est le récit de vos exploits.


Quel genre de pédéblogueur êtes vous ? par Ghalys



03/05/2005

03/05/05 - 23:25

Lemming





Dans Harry, un ami qui vous veut du bien, précédent succès de Dominik Moll, le (génial) Sergi Lopez s’intromettait insidieusement dans le couple formé par Mathilde Seigner et Laurent Lucas. Ici, Charlotte Ramplig s’insinue dans le couple formé par Charlotte Gainsbourg et… Laurent Lucas !

En somme, on prend les mêmes et on recommence… Sauf que, là où Harry nous baladait sans cesse à la frontière douteuse séparant le réel le plus trivial du fantastique latent (Harry a-t-il vraiment fait partie du passé du héros ? comment sait-il tant de choses sur lui ? pourquoi exerce-t-il ce pouvoir sur lui ? n’est-il pas une émanation de son inconscient ?), Lemming choisit plus franchement la seconde voie. Adieu l’ambiguïté, bonjour le film de genre, histoire de possession somme toute assez banale et au symbolisme lourdement appuyé.

Pour les acteurs et la caméra, mais pas pour le scénario, donc…


03/05/05 - 13:48

Oignon


Si j’essaie de définir ce qui m’importe vraiment, je ne trouve pas grand-chose.

Je me heurte alors à un soupçon : la plupart des choses qui semblent me constituer sont fabriquées.

La plupart du temps, je fais semblant.

Je fais semblant de vouloir, de désirer, d’aimer, d’attendre, de faire.
Si je veux être tout à fait honnête, je tombe sur ce constat : la plupart des choses que l’on rassemble sous le nom de « sentiments », de « désirs », d’ « ambitions » ne me concernent pas.

Je n’ai pas d’autres sentiments que ceux que je construis, soyons honnête. Ceux que je construis avec un certain volontarisme, mais dont je cherche vainement la nécessité intérieure.

Si j’osais, j’avouerais même que cette absence englobe bien des sentiments généralement conçus comme naturels – par exemple, le sentiment familial.
Ce qui est vrai pour le sentiment l’est plus encore pour le désir, l’ambition, la volonté, et cela s’admet davantage. On ne fait pas grief aux gens de n’avoir volonté ni désir, on les plaint seulement.

Alors, que reste-t-il ?

Après avoir pelé les premières peaux, celles qui, socialement, devraient nous définir (amour pour l’entourage, goûts, préférences, convictions, aspirations, projets), on arrive à ce que j’appellerai, faut de mieux, les sensations et les émotions. Car, pour moi, « émotion » et « sentiment » sont deux choses très différentes.

Des émotions et des sensations, ça oui, j’ai. Beaucoup, souvent, puissamment. Ce qui différencie ces choses-là des précédentes, c’est qu’elles ne sont pas construites, généralement pas durables et, dans tous les cas, pas voulues.

Aussi, si je veux être honnête, je me rends compte que tout ce qui reste de moi, après débroussaillage, c’est cela : plaisir spontané de mordre dans une fraise, de lécher une nuque, d’explorer une bouche, de me noyer dans un son, dans le bleu de la mer, dans la fuite des nuages - des plaisirs houleux comme les nuages, laminants comme la mer et qui, en aucun cas, ne construisent une personne.

Car des plaisirs de ce type, j’imagine que les animaux en ont.

De me rendre compte que tenter d’être honnête avec moi-même me réduit à l’animalité, quelque part, ça me déprime…

03/05/05 - 01:04





Tu avais raison, Petigarsparis…

02/05/2005

02/05/05 - 16:31

Bien-être




Ce que je préfère, dans les beaux jours,
c’est qu’on n’est (presque) plus forcé de s’habiller…




02/05/05 - 13:24

Ce que j’écoute





Dans la "Romanza" du Concerto-Soirée,
toute la magie orientale des nuits de printemps…


01/05/2005

01/05/05 - 22:33

Magritte



Ceci est …


…une chienne!



01/05/05 - 14:04

Contribution au débat, 3


Merci à Jules75004
pour m’avoir fourni le lien vers cette intéressante argumentation d’un professeur de droit, Etienne Chouard, converti au « non » après moult relectures de notre prétendue future Constitution.

Je ne vais pas entrer dans le détail de sa démonstration, claire, simple et dépourvue de langue de bois. Je signalerai juste qu’il met à mon avis l’accent sur le défaut principal de ce traité, que les partisans du « oui » affectent de négliger : dans son caractère «prescriptif », il est fondamentalement anti-démocratique. Tout comme est anti-démocratique, à mon sens, l’argument que l’on ne cesse de nous asséner ici : si vous votez « non » (à CE traité), vous êtes contre l’Europe – alors qu’il faut inverser la proposition: nous votons « oui » à l’Europe, mais contre celle que nous impose, pernicieusement, ce traité. Ce chantage, à lui seul, disqualifie les injonctions qui nous sont faites.

Les arguments de Chouard sont regroupés en cinq points (l’illisibilité d’un texte qui, donc, exclut du vote informé toute une partie de la population ; son caractère politiquement partisan ; sa relative irréversibilité ; l’absence de contrôle des instances dirigeantes, notamment monétaires, et de séparation des pouvoirs). La réalité du fonctionnement politique de l’Europe me dépassant, je ne vais donc pas m’y aventurer : les premiers points relevés, d’ailleurs, m’interpellent davantage.

Je citerai juste deux passages du texte, qui recoupent mes propres réticences. Et, à mon sens,

justifient sans équivoque

que l’on vote NON :


I.
« Une Constitution démocratique n'est pas de droite ou de gauche, elle n'est pas socialiste ou libérale, une Constitution n'est pas partisane : elle rend possible le débat politique, elle est au-dessus du débat politique.
À l’inverse, le TCE, en plus de fixer la règle du jeu politique, voudrait fixer le jeu lui-même !
En imposant dans toutes ses parties (I, II et surtout III) des contraintes et références libérales, ce texte n'est pas neutre politiquement : il impose pour longtemps des choix de politique économique qui devraient évidemment dépendre du débat politique quotidien, variable selon la conjoncture. C’est une sorte de hold-up sur l’alternance des politiques économiques.
Notamment, ce texte confirme pour longtemps que l’Europe se prive elle-même des trois principaux leviers économiques qui permettent à tous les États du monde de gouverner :

Pas de politique monétaire : nous sommes les seuls au monde à avoir rendu notre banque centrale totalement indépendante, avec en plus, comme mission principale, constitutionnelle, intangible, la lutte contre l’inflation et pas l’emploi ou la croissance. Aucun moyen n’est accordé aux pouvoirs politiques pour modifier ces missions. On sait pourtant que les politiques anti-inflationnistes se paient en chômage, par un effet presque mécanique.

Pas de politique budgétaire : le pacte de stabilité enferme les États dans une rigueur budgétaire qui est certes une politique possible, mais qui ne doit pas être la seule ad vitam aeternam. Aucune relance de type Keynésien (grands travaux) n’est plus possible.

Pas de politique industrielle : l’interdiction de toute entrave à la concurrence emporte avec elle l’interdiction d’aider certains acteurs nationaux en difficulté ou fragiles.

C’est une politique de l’impuissance économique décrite par l’économiste Jean-Paul Fitoussi qui est ainsi institutionnalisée, imposée pour longtemps.

II.
Or je rappelle que c'est la première fois en cinquante ans qu'on me demande mon avis : en tant que citoyen, je ne suis donc pas cosignataire de Nice, ni des traités précédents. À Maastricht, on m’interrogeait sur la monnaie et les contraintes économiques, si je me souviens bien, pas sur l’équilibre et le contrôle des pouvoirs. Et pour les contraintes, on s’était bien promis de faire le bilan. A-t-on fait ce bilan ? A-t-on de bonnes raisons d’être satisfaits des performances économiques de ces institutions pourtant à vocation plus économique que politique ?
Pourquoi n'aurais-je donc à juger que du petit différentiel qui sépare Nice du TCE ?
Pourquoi n'aurais-je pas mon mot à dire ("moi", citoyen de base, évidemment) sur l'ensemble de ce fantastique coup de force des exécutifs nationaux, depuis cinquante ans, sur le contrôle citoyen des politiques menées ?


Etienne Chouard