30/07/200529/07/200528/07/200522/07/2005
J’ai changé de rivage…

… et d’habitat !

Je dis ce qui me passe par la tête.
Ce n’est pas la vérité, c’est ma vérité du moment :
je ne dis pas ce que je crois, je crois ce que je dis.
Je m’expose et n’ai pas peur des coups.
Je m’expose, je ne me livre pas.
Au début était le Verbe
et le Verbe ne craint pas l’écho…
21/07/2005
La « Bonne mèr(e) » vous salue bien aussi…
…M. Pholos !

Mais consolez-vous: elle est gelée!
20/07/2005 Course à l'abîme
Depuis quelques années, je vis au bord du gouffre. Sans parvenir à y tomber. Hélas, je crois que cela me plairait. Je fais tout pour, mais comme je fais généralement les choses : assez mollement.
Il y a toujours en nous ce qui veut et ce qui résiste.
Mais ce qui veut ne veut pas toujours construire.
Freud ne m’a jamais paru aussi pertinent que dans ses derniers temps, alors qu’il conçoit Au delà du principe de plaisir – texte qui, à bien des égards, contredit ses théories les plus populaires. Il remarque alors que la pulsion de plaisir est loin de conduire l’ensemble des hommes. A moins qu’il ne faille donner le nom de « plaisir » à tout ce que la libido prend pour but, quand bien même ce but serait la souffrance. Car, remarque-t-il, il y a des gens qui se font souffrir et des gens qui se détruisent.
Il élabore alors la notion de « pulsion de mort ». Mais celle-ci n’est pas encore satisfaisante, tant qu’elle est seulement définie en opposition à la pulsion de plaisir. Puisqu’il peut y avoir, note-t-il, une sorte d’ivresse à courir à la mort. Le plaisir, peut être, serait ce qui fait se mouvoir l’homme et la mort ce qui l’arrête. Pourtant, précise Freud, il y a des gens qui, par avidité d’être, par excès de plaisir, courent à la mort. Ils veulent aller d’eux-mêmes au bout de la partie, connaître d’avance la fin du film, écrire tout le scénario de leur main. Ces hommes n’acceptent pas que quelque chose de leur destin échappe à leur libido : ils veulent désirer leur mort autant que chaque instant de leur vie.
Freud n’est pas allé jusqu’à rejoindre la conception orientale de la métempsycose, selon laquelle chaque mort est une renaissance, chaque dissolution une construction. Il est vrai que ce mysticisme invérifiable, qui va à l’encontre de toute une philosophie occidentale fondée sur l’individuation, a quelque chose de désespérant.
Ma raison n’y trouve pas d’appui mais, alors que, depuis tant d’années, je m’applique à miner systématiquement tout embryon de construction existentielle, je sens bien que quelque chose en moi y adhère.
Quelque chose qui veut la mort de ce que j’étais hier en désirant ce que je serai demain.
J’ai toujours ressenti un certain malaise devant ce qui s’installe. Je n’aime pas les relations conçues dès l’abord comme éternelles. Je n’aime pas les carrières balisées. Je suis peu sensible aux liens familiaux. J’éprouve beaucoup de difficulté à assumer la « réussite » : l’année où j’ai passé ma thèse a été l’une des pires de ma vie, si l’on exclut l’an dernier.
Cette année, je n’étais rien, moins encore que toutes ces dernières années. Devant moi, un désert embrumé de mirages, derrière des rocs desséchés que je quittais sans regret. Le flou absolu, la liberté totale, débarrassé des repères du temps, des échéances, des étapes, des accomplissements.
Mais on n’arrête pas le temps en le niant. Cette façon artificielle de se sentir éternel en refusant espoirs et regrets, c’est encore la façon d’être de ce petit garçon qui adorait se pencher dans le vide pour faire enrager sa maman. Le vertige de la dissolution ne confère pas de puissance réelle – juste une illusion de puissance : puisque je peux me détruire, je puis être tout !
Néanmoins, on sait combien la disparition d’un organisme libère d’énergie. J’ai l’impression de courir après cette énergie qu’a jusqu’ici retenue mon obstination à être moi-même. Pour la retrouver, puissé-je enfin tomber !
16/07/2005
Pitiéééééééé !
j’en peux plus…
Payez ma rançon, SVP !
14/07/2005 Psssst, psssssssst !
euh… non… rien…
...
… c’était juste pour faire mon intéressant…
12/07/2005
Aujourd’hui, c’est la saint nous :
vive NOUS !
Le bienheureux Olivier Plunket (1626-1681), évêque d’Armagh et primat d’Irlande, fut, sous l’accusation de complot contre l’Angleterre, « pendu, vidé et démembré », selon la chronique, en place de Londres. Mais la Chanson de Roland, au XIIe siècle, et, auparavant, la dernière veille de Jésus au mont des Oliviers, ont beaucoup plus largement encore contribué au succès de ce prénom, puis de ceux qui s’y rattachent, comme Olivia ou Olive. Ce sont, au caractère, des êtres d’une grande moralité, très intelligents, dynamiques et d’une surprenante intuition...
on est nombreux, ici…
Et un nouveau totem, un !
MALEFICIO
est désormais

« Bécasse dépensière »
10/07/2005 Aujourd’hui, sur MSN…
… un monsieur me propose
de partir en camping avec lui.
Moi, en CAMPING ???!
L’inconvenance de certains ne connaît plus de bornes !
08/07/2005
Fortuna su’l volto
Un crine che splende
All’aura spiego.
Chi timido o stolto
La chioma non prende
La giunga se puo :
Il Cielo risplende e poscia s’imbruna,
Stendete la mano al crin di Fortuna.

07/07/2005
Sorry, les voisins :
le « Songe d’Isabelle » de Franchetti,
ça s’écoute
à DONFFF !!!
06/07/2005
« Avant d’abandonner le préservatif,
faites le test ! »
Je suis assez satisfait de voir que les campagnes de prévention (télévisées) commencent à envisager l’idée que vouloir faire l’amour sans préservatif n’est pas un crime passible de peine de mort. Les mauvaises langues feront sans doute de moi un adepte du bareback – peu me chaut.
Je ne pense pas que ce soit en culpabilisant les gens qu’on les fait réfléchir.
Leur faire confiance, c’est souvent les responsabiliser.
Et il n’y a pas de prévention sans responsabilisation.
05/07/2005
Ce soir, c’est :
…à ta santé, Arnichou !
04/07/200502/07/2005
Comme souvent, je me rends compte en me levant que le blog de GA – enfin la partie nouvelle du blog, celle que je n’ai pas encore lue – possède une cohérence souterraine.
Le blog a-t-il un inconscient ? L’on a parfois l’impression que tous les blogueurs ont rêvé de la même chose au même moment et, même s’il faut faire la part de l’influence réciproque ou de l’imitation (sans la surestimer, car un grand nombre d’entre nous ne lit pas les autres), je reste persuadé que de grands courants occultes brassent à notre insu les sentiments qui nous poussent à écrire.
Ce matin, donc, hasard ou nécessité, on parle ici beaucoup d’amour.
Hier au soir, je lis ces phrases dans un roman de Dubois :
« L’amour est un de ces sentiments sophistiqués que nous avons appris à développer. Il fait partie des divertissements opiacés qui nous aident à patienter en attendant la mort. »
C’est ma contribution au thème dominant du jour.
Elle ne correspond pas forcément à ma propre conception.
Ni à celle de Jean-Paul Dubois, un auteur que j’adore, dont j’ai lu tous les livres, d’une sensibilité aussi frémissante que pudique.
Une Vie française est son dernier roman ; comme les autres il s’agit d’une (fausse/vraie) autobiographie. L’on y retrouve ses leitmotives, ses scènes-clefs : conduite automobile en solitaire, homme au foyer marié à une executive woman, contemplation de la nature, cigarettes, gestion du souvenir, réussite due aux coïncidences, enfantement, dédain de l’argent, constitution et trahison de l’amitié, rapport aux murs et aux espaces, etc.
A ceux qui n’ont pas encore abordé ce petit continent littéraire aussi intime qu’universel, je souhaite une magique découverte !
L’amour c’est aussi ça : celui que nous éprouvons pour une écriture, différent de celui que nous aurions pour qui la produit.
01/07/2005 Un peu de poésie dans un monde de brutes (3)
Vergine bella, in cui raduna
Del Cielo i fregi l’eterno Rè :
Te veste il Sole, a te la Luna
Hà per suo vanto baciare il piè.
Su le tue chiome ardonno Stelle
Cui cede l’oro, ch’adorna il di
Sotto il tuo manto, alme rubelle
Riedono al Cielo ch’in te s’apri.
Cieca quest’alma anco travia
Che fra gli horrori scorta non ha :
Tu le apri i lumi e tu la via
Le addita, o Madre d’alta pietà.
Pour ma part……
il n’y a rien que je trouve plus sensuel
qu’une pêche fraîchement dévêtue…
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