J'écoute : du baroque
Je regarde : c'est le moins qu'on puisse dire !
Je lis : ouais, pas mal
Je joue : ouais, aussi, mais pas avec les sentiments (du moins pas les miens)
Je mange : Trop......
Je bois : Tout ce qui me tombe sous la main
Je cite : "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" (Pascal)
(mis à jour mercredi 20 février 2008 à 20:54)

29/09/2005

29/09/05 - 02:11



Je sais pas vous mais, personnellement,
je parcours toujours TOUT le J.I
(en diagonale, bien sûr).

Je trouve que ne lire que les post des « amis »,
c’est mortifère :
ça me fait penser aux gens
qui ne vivent que dans leur arrondissement.
Surtout, ne pas voir l’Autre, ne pas le côtoyer,
le sentir, le frôler, courir le risque de le connaître.
On s’exposerait à connaître sa propre incomplétude.

Et puis, d’ailleurs,
comment savoir que les cons sont cons
si on ne les lit pas ?…






27/09/2005

27/09/05 - 15:54

Nous, on le savait







23/09/2005

23/09/05 - 18:45

"Don't come knocking"





Je ne suis franchement PAS un fan de Wenders.

Mais, là, j’ai plané grave !

Welcome back à Sam Shepard,
fils spirituel de Jack Kerouac et Will Burroughs…

A noter : une sublime B.O.



23/09/05 - 01:12





Ce soir, un charmant Gaïen m’a avoué être:

« bien outillé et toujours prêt à dégainer » !



Saurez-vous le reconnaître ?…





Il va de soi que je ne le « outerai » pas…
…sur mon blog, du moins ;-)




21/09/2005

21/09/05 - 16:47

« Où t’es ? » « Dans la com’ ! »





Je ne sais même plus pourquoi je pose la question…

Il y a quelques années, lorsque j’ai demandé à un garçon avec qui je sortais ce qu’il « faisait dans la vie », il m’a répondu : « je suis dans la com’. »
Ce n’est que beaucoup plus tard que j’ai appris qu’il était prêtre…

Mon dernier amant, issu de Maths Spé’, ingénieur, scientifique qualifié, aurait pu prétendre à un poste important dans la recherche et l’industrie – mais, voilà : il est « dans la com’ ». Ce qui ne manque pas d’ironie de la part de quelqu’un d’aussi peu doué pour communiquer (quand il me parle, je me fais l’effet d’être la caméra cachée ou un miroir sans tain…)

Moi-même, je pourrais, en toute légitimité, affirmer :
« je suis dans la com’ ».

Curés, scientifiques, profs, acteurs, hommes politiques, informaticiens, thérapeutes, agents d’accueil, coiffeurs, écrivains, nous sommes tous « dans la com’ ». Avant toute chose, nous pratiquons « la com’ » et c’est « la com’ » qui rend valide le reste de notre activité.

Assez paradoxal, de la part d’une société apparemment en butte à d’inextinguibles problèmes d’échange, d’empathie, de transmission, de dialogue, de compréhension, de transparence, que cette universelle spécialisation « dans la com’ ». Individus, pays, régimes, minorités, partis, cultes, populations, voire sexes, tous échouent à s’entendre et, pourtant, ils sont tous « dans la com’ ».

Les moyens alloués à la com’ n’ont jamais été si sophistiqués. L’on peut transmettre sa voix, son image, son mouvements, envoyer films, photos, émoticons, objets, bientôt, sans doute, faire passer odeurs et sensations tactiles, mais cette abondance des moyens n’a pas l’air de se faire au profit du message.
Plus l’on communique, moins l’on dit.

D’où, peut-être, le succès du blog : l’on n’a pas besoin de savoir ce qu’on va dire avant de le dire, et il n’est pas utile de savoir si l’on a un interlocuteur, seulement de le supposer.

Débarrassée de ses contingences - le message, le destinataire, soi-même -, la communication se fait absolue. Et tant pis si elle en meurt...




19/09/2005

19/09/05 - 23:12

La vie est bien faite





Que fait un piège à cons ?


IL ATTRAPE LES CONS !
;-)






19/09/05 - 20:28





Le résultat ubuesque des élections allemandes
devrait pourtant réjouir les centristes Gaïens,
ceux, par exemple, qui font de Tony Blair
l’archétype de l’ « homme de gauche » ( !)
Vous avez peur des extrémistes ?
Bon, ben vive le consensus mou, alors :
ça a l’air super efficace…



18/09/2005

18/09/05 - 19:33





Contrairement, semble-t-il, à nombre de GAïens,
j’ai toujours aimé septembre,
dont la mélancolie (comme celle du crépuscule)
entre en résonance avec la mienne.

C’est le mois de la belle lumière.

Celle-ci n’écrase plus les choses mais,
une dernière fois avant l’hiver,
les laisse à la découverte de leur glorieuse intimité…



16/09/2005

16/09/05 - 21:57






Aaaaah, on savait filmer les mecs,
il y a 15 ans ! ;-)



16/09/05 - 20:58

Le Temps qui reste



de François Ozon





Atteint d’un cancer, Romain n’a plus que quelques mois à vivre.
Alors, il apure ses comptes. Il va dire « je t’aime » à son père et à sa grand-mère (Jeannne Moreau).
Il vire son jeune amant, puis se repent. Il s’accroche à son boulot, puis lâche prise. Il fait des photos dans le fol espoir d’arrêter le temps.

Les scènes, attendues, s’enchaînent sagement (évidemment, l'on visite une backroom, au son d'un grotesque "Crucifixus" et une église, non moins grotesquement illustrée). Jusqu’à la surprenante proposition que fait à Romain une jeune femme (Valérie Bruni-Tedeschi), rencontrée dans un bar…

Enfin : surprenante pour le héros, seulement, car, le spectateur, lui, alerté par tant de regards lourds et de plans sucrés, s’y attend depuis un moment, à ce message « christique » !

Depuis Sous le sable (qui m’a personnellement fait chier) le trublion Ozon s’enfonce dans l’académisme. Sujet tire-larmes, scénario de roman-photo, morale consensuelle : il semble prêt pour Hollywood.

Rien à sauver de ce dernier crû, sinon les acteurs. Difficile de retenir un frisson d’excitation lorsque Melvil Poupeau, pédé plausible, encule son boyfriend.
Et un autre, de terreur, lorsque Valérie Bruni-Tedeschi, égoïstement rassurée, prend congé de lui avec un désinvolte « salut, alors ».

C’est peu.




14/09/2005

14/09/05 - 20:24




48 heures après, je n’ai pas rappelé.

Ma dignité est sauve…

J’ai la main sur le téléphone, mais il sonne…

Bien sûr, il ne parle que de lui.
Bien sûr, il est content :
c’est gratifiant, hein, d’être un grand « directeur » ?
Mais qu’est-ce qu’on se fait chier, hein, seul, en province !

« Tu peux crever », dit une petite voix dans ma tête.
« Je t’embrasse », dit ma voix dans le portable.

Le yo-yo est relancé…




13/09/2005

13/09/05 - 15:07




« Appelle-la de ma part :
elle sera ravie de trouver enfin quelqu’un. »





Refiler du boulot à un collègue,
alors qu’on en manque soi-même,
bêtement, je trouve ça classieux ;-)



10/09/2005

10/09/05 - 15:10

ça va passer…






Quand nous ne sommes pas ensemble,
je suis en exil en moi-même.







08/09/2005

08/09/05 - 15:38

Mythes





J’ai du mal avec les gens qui se racontent des histoires…

Les histoires que se racontent les pédés sont essentiellement de deux types :

Type A : le gars qui vous dit « oh j’ai rencontré ce garçon merveilleux, je l’aiiiiiiiime, il est parfait, c’est le plus beau, le plus sexy, le plus gentil, le plus intelligent, ça se passe super bien, on va vivre bientôt ensemble, s’épouser, on fera des bébés et on partira en croisière aux Seychelles ! »

Type B : le gars qui vous explique que « l’amour c’est du pipeau, j’y crois plus du tout ; quand je rencontre quelqu’un, tout ce qui m’intéresse c’est qu’il baise bien, on passe un bon moment, et puis basta, je pense pas à l’avenir, de toute façon, ça donne jamais rien alors j’me prends pas la tête. »

Bon, d’accord, je caricature très légèrement…

Mais, dans l’ensemble, je suis perpétuellement confronté à ce genre de discours.
Cela me met mal à l’aise car, comme la plupart des gens, je crois (mais vous me détromperez si je fais erreur), je suis du genre A + B -
à dominante A quand je fréquente un B, et B quand je fricote avec un A.

Est-ce que tout ne serait pas plus simple si chacun de nous avouait qu’il aspire toujours au meilleur, même s’il sait se contenter du médiocre ?…



07/09/2005

07/09/05 - 22:14

Ballot





Comme beaucoup de fumeurs, je mâche du chewing-gum après la clope (pour l’haleine…) ;

Comme beaucoup de myopes aux yeux sensibles, je porte des lunettes de soleil à la moindre apparition…. du soleil ;

Comme beaucoup de psychopathes, j’aime jouer avec mes lunettes et les mordiller quand je suis nerveux ;

Et, en ce moment, je suis TRES nerveux…

Résultat des courses : tout à l’heure, en pleine rue, je me retrouve avec des lunettes aux branches couvertes de chewing-gum poisseux.

En tentant d’enlever le chewing-gum poisseux, entre-temps devenu tout à fait gluant, je l’étale copieusement sur les verres :
je ne sais pas si vous avez déjà tenté d’ôter (en pleine rue) du chewing-gum gluant du verre de vos lunettes, mais c’est pas triste. On vous regarde drôlement, quand vous vous mettez à sucer vos verres de lunettes en pleine rue (les réenduisant illico de chewing-gum).

Moralité (qui, je l’espère, vous servira) : mâchonner du chewing-gum ou ses lunettes, il faut choisir.




07/09/05 - 11:35




Bon, alors, ce flingue – ça vient ??




06/09/2005

06/09/05 - 00:48



Oh quanto son color poco discreti
Ch’osan tacciar perché formo Platone
La republica sua senza poeti. (…)
La grand ragion è che le Muse in faccia
Sembran cortesi troppo et ognun con loro
Subito tresca e a poetar si caccia.
E se dall’infelice suo lavoro
Esce un magro sonetto o un epigramma
Già contrasta ad Omero il primo alloro.




Oh, combien peu avisés sont ceux
Qui osent blâmer Platon d’avoir formé
Sa république sans les poètes !
La raison en est qu’à tous les yeux les Muses
Semblent trop avenantes et que chacun
Cherche alors leurs faveurs et se pique de vers.
Si d’aventure sort de son vain labeur
Quelque maigre sonnet ou bien une épigramme
Chacun dispute à Homère le laurier triomphal !



03/09/2005

03/09/05 - 23:09


AbracadabraaaAAAAAH !





03/09/05 - 22:30




Alcoooooooool !




« C’est quoi ce verre de pédé ??? ! »