J'écoute : du baroque
Je regarde : c'est le moins qu'on puisse dire !
Je lis : ouais, pas mal
Je joue : ouais, aussi, mais pas avec les sentiments (du moins pas les miens)
Je mange : Trop......
Je bois : Tout ce qui me tombe sous la main
Je cite : "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" (Pascal)
(mis à jour mercredi 20 février 2008 à 20:54)

29/11/2005

29/11/05 - 15:45


Message personnel à celui qui
m’a coiffé au poteau d’une courte (?) tête





VA MOURIR, CONNARD !




Pour parodier quelqu’un d’inutilement connu :
Tolérance ZERO !
Tous les coups sont permis !

L’échec a toujours nourri ma combativité :
plus je fléchis, plus il faut craindre.

Hache, couteau, pique, poignard,
massue, lance-roquettes, tout me sera bon.

“ Sprezza i gran perigli alma costante.”












23/11/2005

23/11/05 - 01:49







Lors de l’une de ces traditionnelles discussions de fin de repas - vous savez, celles qui ont pour sujet : les MECS -, ma meilleure amie, réagissant à ma réflexion conne (« tu aimes un type avec qui tu n’as RIEN en commun ??! »), m’a justement répliqué : « pour qu’on échange des choses, il faut bien que ces choses soient différentes. » Et toc.
Comme nombre d’évidences, celle-ci était étonnante.
Ah ben ouais, c’est juste…

Mais en fait, non.
Je veux dire : oui, bien sûr.
Mais ça ne vaut pas pour le désir. En échange du désir, on ne veut rien d’autre que du désir. Tout lot de compensation est forcément une arnaque : sympathie, amitié, estime, admiration, affection, intérêts et activités communs, tendresse, même, ce n’est pas assez.

Lorsqu’on est homo, cette question de l’échange, cette question du désir devient plus complexe encore, parce que plus réflexive. Lorsque deux homos sont en scène, vont-ils facilement échanger des « choses différentes » ?
Deux hommes et, a fortiori, deux homos (ce qui réduit le cercle), sont, a priori, plus ressemblants entre eux qu’un homme et une femme. Cette ressemblance va-t-elle encourager ou contrarier leur désir, leur échange ?

Ma question ne recouvre pas totalement la problématique du narcissisme. Vous savez, la théorie de Freud qui veut qu’un homo en soit resté, du point de vue de la libido, au stade narcissique, donc seulement apte à s’éprendre de son reflet.
Non, ma question est liée à mes problèmes personnels, ceux qui m’empêchent, parfois, de discriminer désir et amitié.

Dans l’amitié, il y a surévaluation de l’échange, qui est d’autant plus fructueux, en définitive, que la distance entre les interlocuteurs est grande, qu’il y a moins de désir.
Lorsque le désir parle, l’amitié se tait.
Mais, chez moi, l’amitié a parfois été le chemin, ou, plus souvent encore, l'issue du désir. Mon affect est dyslexique : il confond les termes, il parle mal, ou mal à propos.
C’est pourquoi, la plupart du temps, en échange de mon désir, je reçois de l’amitié, et réciproquement.

Cela répond bien aux lois de l’échange édictées par mon amie. Mais je n’y trouve pas mon compte.




21/11/2005

21/11/05 - 16:28


Trop ou pas assez





Lorsqu’on entre dans un sauna, au cours de la première heure, le désir ne cesse de croître. Parce qu’ils sont nombreux, entassés, tous les mecs nous semblent sublimes. On aperçoit des torses, des visages, des croupes, des jambes ; ils se combinent entre eux pour former autant de gravures de mode. Même s’il ne se trouve, en fait, qu’un ou deux beaux mecs dans le lot, leur charme déteint sur les autres. Un phénomène de persistance rétinienne nous fait projeter sur la moindre silhouette la séduction du premier type à nous avoir plu. En attente d’être conquis, nous sommes disposés à trouver beau tout le monde et la semi-nudité de mise ne fait qu’encourager cette propension.

Le nombre potentialise le désir.

Au cours de l’heure suivante, le désir va suivre une courbe inverse, décroissante. Un seul laideron croisé va suffire à nous dégoûter de tous. Soudain, nous ne remarquons plus que la calvitie de celui-ci, les boutons de celui-là, les bourrelets de cet autre, les chairs flasques, les cernes, les défauts. Arrivé au stade où la satiété, la fatigue, l’impatience, la frustration ont fait leur œuvre, Apollon lui-même ne suffirait pas à réveiller notre libido. Nous ne voyons plus que le périssable dans la chair.

Sur GA, c’est pareil.

Lorsqu’on ouvre le Journal des inscrits, d’abord, on trouve tout le monde génial. L’abondance des textes, la variété des personnalités, la richesse des illustrations, la diversité des perceptions, l’inventivité des écritures, la surprise des anecdotes, la multiplication des bons mots, la vivacité des échanges, l’originalité des tons, tout cela se mêle jusqu’à nous offrir l’image d’une communauté de super-pédés, incroyablement drôles, cultivés, bavards et passionnants.

Et puis, au bout d’un moment, ils sont tous cons. Plus aucun ne trouve grâce à nos yeux. Le plus spirituel est moche, le plus mignon s’avère inculte, le plus amusant apparaît odieux, le plus sympathique reste fade. Tous sont devenus des imposteurs. Nous ne les désirons plus.

En somme, le désir, c’est franchement contextuel.



19/11/2005

19/11/05 - 17:46




Ma sœur en avait marre
que ses copines me draguent…



... alors elle m’a ramené un cadeau de San Francisco !


17/11/2005

17/11/05 - 21:37


La Métaphysique des vis





Je me demande pourquoi Ikea se croit obligé de casser en 1000 morceaux ses meubles avant de les vendre ?

J’ai dû acheter un second sommier de futon.
Le 1°, acquis il y a cinq ans, comptait trois éléments et se montait en 20 secondes 18’’.
Le 2°, je l’ai acheté hier, et j’ai passé la journée à tenter de le recomposer. Il est livré en 456 morceaux, avec 3458 vis, 2300 boulons, 6578 chevilles en plastique, 4 clefs différentes, une notice de 20 pages et 6 colis.

Il est plus petit, aussi.

D’abord, il faut savoir qu’un minuscule meuble Ikea, pour être monté, nécessite un loft de 150 m². Car, de peur de confondre les pièces, vous devez tout étaler par terre, bien sagement, comme le montre la notice 34 B. a bis. appendice 227. Ce qui nécessite de pousser les meubles déjà existant (des bêtes meubles en une pièce), défaire les tentures et rideaux, enlever les tapis, débrancher l’ordi et le téléphone, fermer la porte et ouvrir les fenêtres.
Premier élément de réponse à la question posée : Ikea vous apprend l’organisation.

Vous aurez besoin de deux tournevis, d’un marteau lourd, d'un marteau léger, de gants anti-dérapants, de trois pinces, d'une scie circulaire, de Baume Saint-Bernard et des 4 clefs gracieusement fournies. Il vous faut aussi prendre une journée de congé, cela va sans dire. Evitez les vêtements qui se déchirent, et, de toute façon, habillez-vous léger car, au bout de trois heures d’efforts, vous serez en nage.
Second élément de réponse : Ikea remplace le chauffage (et les cours de gym)

Il faut savoir que rien ne ressemble plus à un schéma Ikea qu’un schéma Ikea. Et que, sur un schéma Ikea, rien ne ressemble plus à une planche qu’une planche. Pour reconnaître entre eux les 456 éléments, en apparence tous semblables mais subtilement différents (et incompatibles), tous pareillement dessinés mais subtilement disproportionnés, il vous faudra faire preuve de perspicacité. Sachez aussi que Ikea est le seul pays où « 4 » (vis) veut dire « 16 » (vis) et « 10 » (chevilles) veut dire « 60 » (chevilles). Car, cela va sans dire, il faut multiplier tous les nombres inscrits dans un schéma Ikea par 2 ou 4, suivant les circonstances (un peu de perspicacité, que diable !)
Troisième élément de réponse : Ikea vous apprend l’arithmétique, la relativité et le déchiffrement des hiéroglyphes.

En général, mon problème c’est de trouver le trou. Ben oui, je ne sais pas si vous avez déjà essayé de faire passer une vis de 60 cm à travers 3 planches percées chacune d’un minuscule trou mal évidé, mais, si vous êtes myope et astigmate comme moi, bon courage. Encore, le premier côté, ça passe : ne comptez qu’une petite demi-heure. Mais quand vous retournez l’objet, qui s’est raidi entre-temps, la pénétration devient beaucoup plus complexe : multipliez par trois le temps de travail.
4° élément de réponse : Ikea vous apprend la sexualité, ou l’art d’enfiler le fil dans le chas d'une aiguille, ou le tir à la cible, selon vos préférences.

Quand vous avez trouvé le trou, vous êtes si content que vous avez tendance à visser comme un malade. Arrêtez, malheureux ! Sachez que les lois de la probabilité veulent qu’en général, ce ne soit pas le bon trou, ni la bonne pièce, ou alors pas le bon côté, le bon sens, ni le bon moment. Il vous faudra probablement recommencer l’opération d’un autre côté, avec une autre pièce ou un autre trou. CQFD: ne vissez pas à fond.
5° élément de réponse : Ikea vous apprend la prudence et l’humilité.

Il arrive qu’en fin de montage vous vous retrouviez avec des vis, des boulons, des chevilles, des écrous, des trucs ou des machins excédentaires. Alors, là, tout joyeux, vous vous dites que, chez Ikea, ils sont bien gentils parce qu’ils ont compté avec votre propension à tout égarer ou à tout casser et vous ont fourni un peu plus de vis, de boulons, de machins que prévu. Que nenni ! Sachez que s’il reste des machins, c’est que vous avez oublié de faire un truc. Chez Ikea, rien n’est en trop.
6° élément de réponse : Ikea vous apprend l’économie.

Il arrive, beaucoup plus souvent, qu’en fin de montage vous vous aperceviez qu’il manque des vis, des boulons, des machins. Alors, là, vous vous imaginez que ces radins d’Ikea vous ont berné. Ou, dans un sursaut d’autocritique, vous vous dites que vous avez perdu le boulon, le machin, et vous redéménagez tous les meubles entassés dans un coin, les tentures, les rideaux, l’ordinateur, vous videz la poubelle de la semaine sur le carrelage de la cuisine, vous courez après le camion-benne à ordures, à la poursuite du machin manquant. Si rien n’y fait, vous pouvez être tenté d’appeler Ikea pour lui demander de vous fournir un nouveau machin. Sachez que, dans ce cas-là, on vous apprendra que le meuble acheté la veille a, depuis, été remplacé par une version beaucoup plus perfectionnée (c’est-à-dire divisée en morceaux beaucoup plus petits et nombreux) et qu’on ne fabrique plus ledit machin. Bien fait pour vous, espèce de sagouin.
7° élément de réponse : Ikea vous apprend l’ordre.

Vous avez tout monté ? Bravo, vus êtes un chef. Vous croyez avoir fini ? Petit naïf ! C’est compter sans les échardes piquées un peu partout, la poussière de bois, les billes de polystyrène, encore plus vicieuses, les papiers d’emballage, les sacs plastique, les cartons, bref, tous ces menus déchets qui vous crient : « aspirateur, plumeau, chiffon ! ». Après vous être exécuté, vous n’omettrez pas de vous doucher, de couper vos ongles noircis, de laver vos cheveux et de racler votre peau pleins de sciure, vos yeux qui pleurent, de désinfecter vos plaies, panser vos ampoules, et jeter vos vêtements désormais inutilisables (je vous avais prévenus, hein ?)
8° élément de réponse : Ikea vous apprend la propreté.

Vous êtes enfin au bout de vos peines. Votre meuble Ikea, pas verni, de guingois, plein d’échardes et de traces de coups, trône dans votre salon. Vous pouvez être tenté de l’ouvrir ou de vous asseoir dessus. Ne vous attendez cependant pas à pouvoir y ranger grand-chose ou à ce qu’il soit confortable. Un meuble Ikea n’est pas là pour flatter votre basse possessivité ou votre ignoble indolence.
9° élément de réponse : Ikea vous apprend à souffrir.


En somme, Ikea, c’est vos parents, mais en mieux, graines de racaille !





12/11/2005

09/11/2005

09/11/05 - 15:42


Who’s who à l’intention des petits nouveaux






- Paul_G’s Attitude : « Silence, elles poussent » (suit la photo d’une microscopique tomate pas mûre) ;

- Kevmonroe’s Attitude : « le jour de sa mort, Marilyn portait une petite culotte jaune à pois verts » (suit la photo de la sus-dite culotte dans un cadre en forme de cœur) ;

- Pheel’s Attitude : « Aujourd’hui, j’ai la coiffure de Joan Collins ; GA, c’est l’amour éternel pour tous, but fuck the lactose ! »

- Snoopdog’s Attitude : (là, il faut imaginer la photo de ses chiottes, sales, de préférence) ;

- Syldemon’s Atitude : « un nouveau prix Goncourt est né !» (suit la citation d’une phrase tirée d’un blog et pourvue de deux fautes d’orthographe par mot, minimum) ;

- Jeuneparisien1978’s Attitude : « Elle dit : - oui » (Marguerite Duras) ;

- Chapichapo’s Attitude : « Les Noces funèbres, pour la 25° fois. Bah, c’est toujours aussi gentillet… »

- Sorty’s Attitude : « Attention, la 19° édition de GALanta, c’est pour le second trimestre 2012. Il reste de la place pour 3 joueurs. Manifestez-vous en chat » ;

- Maxouuu’s Attitude : « aujourd’hui, je portais une veste en limande dorée et un jean droit à double couture. Malheureusement, mes baskets en fonte oxydée étaient chez le teinturier, j’ai dû mettre mes boots à gland bleu » ;

- Maleficio’s Attitude : « 7h00. Maleficio va maléficieusement se coucher et vous souhaite une maléficieuse matinée » (suit la photo d’une tarentule ou d’un asticot sortant d’un crâne) ;

- Elizabethtessier’s Attitude : « Bande de nazes, vous êtes tous trop cons et je vous conchie velu, minables ! »

- Oliviermb’s Attitude : « Sic transit gloria mundi » (suit un poème de 200 alexandrins écrits en blanc sur fond blanc) ;

- Nico_Paris12’s Attitude : « d’abord, la vie c’est trop inzuste car personne ne m’aime » (suivent 30 clichés de choupinous tous moins pubères les uns que les autres) ;

- Nocti's Attitude: "je commente les commentaires des commentaires commentant les commentaires de mes commentaires" (tout en gras, bien sûr) ;

- Etc…





Bah, je vous fais confiance pour trouver
une Ronan’s Attitude particulièrement saignante…





07/11/2005

07/11/05 - 14:03




Ce matin, mon banquier m’appelle pour me proposer
d’investir dans le capital EDF…
Comme vous l’imaginez, il a été bien reçu….

Mais ça m’a donné une idée révolutionnaire
…euh….je veux dire : libérale.
Bon, OK, on a privatisé les Télécom, la SNCM ;
la Poste, la SNCF, EDF sont en bonne voie ;
après viendra la tour de l’Education, normal,
et de la Santé, comme aux States ;
mais si on réglait une fois pour toute
nos problèmes budgétaires
en privatisant d’ores et déjà la police et la Justice ?

Parce qu’après tout, ça rapporte quoi à l’Etat
de protéger ces cons de pauvres ?
Ils sont même pas reconnaissants : la preuve !
Et puis moi ça me permettrait de prendre des actions
sur des choupinous en robe ou en uniforme !





04/11/2005

04/11/05 - 00:32


Ouf, ch’suis rassuré sur ma cohérence





Vous vous situez à gauche.

Les partis dont vous êtes le plus proche (dans l'ordre) :

1. les Verts

2. le Parti Socialiste (l'aile gauche du Parti Socialiste)

3. le Parti Communiste


Le(s) parti(s) qui vien(nen)t ensuite :
4. le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement
mais vous ne partagez pas la même opinion sur l'importance de la responsabilité personnelle des gens.
5. le Parti Radical de Gauche (PRG)
mais vous ne partagez pas toujours les mêmes opinions sur les questions liées à l'évolution des moeurs.



Finalement, l’est pas mal, ce test ;-)




03/11/2005

03/11/05 - 15:53




Bon, je ne veux pas jeter d’huile sur le feu,
ni me retrouver au cœur d’une énième foire d’empoigne ;
donc je ne vais pas écrire le post
que j’envisageais sur les actuelles « émeutes de banlieue ».

Je rappellerai juste à ces messieurs les Sarkoziens,
mais aussi aux bien-pensants (ils se reconnaîtront),
se gargarisant avec les mots
« état de droit » et « détresse sociale »,
qu’ils occultent un facteur important,
facile à constater dans mon quartier (le XVIII°) :
la CULTURE DU MEPRIS.

Oublier que la droite et, particulièrement,
notre cher ministre de l’intérieur,
en a fait une spécialité et une arme,

oublier que nous, homos, en avons aussi fait les frais,
en même temps que de la ghettoïsation,

oublier que la revendication au respect,
avant même celle au confort matériel,
à la position sociale ou aux droits civiques,
est propre à l’être humain,

c’est avoir la mémoire courte
et une vue bien (mal) orientée du problème…




02/11/2005

02/11/05 - 13:31



Cadeau pour Syldemon







…un souvenir de mes dernières vacances…



02/11/05 - 01:28




Eugène Sue’s Attitude






01/11/2005

01/11/05 - 15:56



Note à l’intention de ceux
que ma conversation désappointe





Je suis un intellectuel chiant,
doté d'une vie chiante,
consistant à écrire des choses chiantes,
ou à lire des trucs chiants,
en écoutant de la musique chiante.

Qu’on se le tienne pour dit.