J'écoute : du baroque Je regarde : c'est le moins qu'on puisse dire ! Je lis : ouais, pas mal Je joue : ouais, aussi, mais pas avec les sentiments (du moins pas les miens) Je mange : Trop...... Je bois : Tout ce qui me tombe sous la main Je cite : "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" (Pascal) (mis à jour mercredi 20 février 2008 à 20:54)
Ils sont américains et informaticiens. Ils ont très bien gagné leur vie, profité du « système », ils connaissent les marchés, leurs recettes, leurs fonctionnements, leurs limites.
Aujourd’hui, dans leurs shows ils multiplient les formules creuses ou cyniques dans le style d’un baron Seillière, pour, selon la méthode brechtienne, en briser la force incantatoire.
"Les gens croient au libéralisme comme on croyait jadis que le Soleil tournait autour de la Terre. Quand des statistiques démontrent que le libéralisme ne marche pas, ses défenseurs sont là pour dire qu'il n'est pas appliqué assez fort. Comme si un médecin fanatique des saignées justifiait la mort de son patient en disant qu'il n'en a pas subi assez ! Un jour ou l'autre, on va s'apercevoir que pendant trois cents ans on a cru à une théorie aberrante. (…) Les gens se satisfont du libéralisme parce que c'est commode pour eux. C'est une forme de collaboration avec un système pervers. (…) Notre but est de rendre les gens curieux et critiques en montrant qu’il n’y a pas autant d’intelligence qu’on imagine derrière le libéralisme. » Télérama n°2881 - 30 mars 2005 – p. 33
Si l’on en croit certains propos de « gens de gauche » (sic!) glanés dans le forum ("si tu es contre le libéralisme, coco, tu es contre l'Europe tout court", re-sic!!!), ils ont encore bien du boulot, les Yes Men...
Ne répétez pas ce qu’on vous répète : être contre le libéralisme ce n’est pas être contre l’avenir.
Les Français ont mis dix siècles pour se débarrasser de la monarchie absolue. Et ils l’ont fait.
Les Européens seront très capables de se débarrasser du libéralisme absolu, qui a moins de cinquante ans, s’ils s’y attaquent aujourd’hui.
J'adore la façon dont ces deux "yes men" subvertissent le bourrage de mou libéral avec ses propres armes:jargon corporate fumeux,communiqués officiels,culture d'entreprise etc... Ils sont tres forts,ces deux gars!!
oui mais est-ce l'art qui imite la vie ou la vie qui imite l'art ?
Car pour moi leurs actions se rapprochent bel et bien de performances d'art contemporain.C'est un regard orienté sur le monde,et un commentaire tres acide.
:))
la différence ronans, c'est que se débarrasser de la monarchie, c'était finalement le plus facile. A la rigueur, en poussant un peu la provocation, je dirais, que le plus difficile c'était d'être capable de pouvoir imaginer autre chose, de se sortir d'un cadre politique et mental. Mais il a suffi au peuple, à la bourgeoisie de gueuler et la monarchie est tombée...presque comme un fruit mûr, tant l'exaspération était forte.
Ici, le peuple peut gueuler, l'exaspération est forte mais le libéralisme débridé comme on le connait (j'allais dire : comme on le subi) semble assez indéboulonnable et inébranlable.
Mais voyons, Jules, tu délires! Le libéralisme est JEUNE. Je suis au contraire plein d'espoir: cette idéologie exaspère déjà et provoque nombre de mvts dissidents alors qu'elle n'a guère qu'un siècle, tandis que la monarchie absolue n'a exaspéré et provoqué des mvts dissidents qu'après de nbeux siècles. L'échec du libéralisme est patent alors mm qu'il est ds son enfance. Ne le laissons pas grandir!
tu as raison ! tout à fait d'accord avec toi ! ;))
disons que je suis assez pessimiste de voir un jour la chute du libéralisme . Renverser un gouvernement, une monarchie, c'est finalement assez facile : on sait à qui s'adresser.
Renverser un mouvement économique qui ruine la planète, ses habitants et j'en passe, ça me semble malheureusement plus difficile. Où porter le fer ? à qui s'attaquer ? comment agir ?
Quand tu veut renverser un pouvoir politique, grosso modo, tu prend des armes, tu t'attaques au chef et le pouvoir change de dépositaire.
Comment faire pour "renverser" un pouvoir économique (qui s'appuie sur un argent de moins en moins palpable qui circule entre ordinateurs des marchés financiers ou des sociétés des 4 coins du monde..."occidental"...), comment changer les choses, proposer un autre ordre économique quand il n'y a en face rien de concret et quand il y a en même temps des milliers d'interlocuteurs et finalement aucun.
où porter le fer ?
Je suis d’accord avec cet esprit, mais au fond, même si un jour d’autres générations perçoivent nos modes de sociétés comme aveugles et nonchalantes, je le vois davantage comme une simple immaturité nécessaire, le groupe se comportant comme une entité, un enfant qui à besoin d’expérimenter la brûlure pour se méfier du feu même si des voix expérimentées l’en avaient prévenues.
05/04/05 - 14:01
J'adore la façon dont ces deux "yes men" subvertissent le bourrage de mou libéral avec ses propres armes:jargon corporate fumeux,communiqués officiels,culture d'entreprise etc... Ils sont tres forts,ces deux gars!!
misterblue