Contribution au débat, 4
Ouf, me voici un peu soulagé…
Le honteux édito de Marc Jézégabel, se prononçant pour le « oui » au Traité constitutionnel, mais sur le mode « ce serait plus juste de dire non, mais dire non, c’est pas beau » a engendré un abondant courrier des lecteurs. Il s’en dégage 65 % de « non », dont Télérama se fait l’écho en publiant un panel représentatif de lettres. Façon habile sinon très honnête de se défausser : si, par la voix de notre éditorialiste, nous adhérons à la position officielle du « oui-oui » qu’entonnent en chœur tous les ténors politiques, nous faisons nettement sentir notre préférence pour le « non » via la publication du courrier des lecteurs.
Dont je vous propose quelques brefs extraits :
« L'ultime argument des partisans du oui est qu'en cas de victoire du non, la France serait marginalisée et perdrait son influence. Curieux sophisme! Ainsi, pour garder son influence, son pouvoir, son prestige, il faudrait parler comme tout le monde, c'est-à-dire ne pas exister dans son originalité. Quelle est donc cette influence, ce pouvoir, ce prestige qui se dissout pour se conserver ? »
Fernand Comte
« La libre circulation des capitaux érigée en droit fondamental, quelle ambition ! »
Patrick Coupechoux
« Il faudrait être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas constater que partout en France s'amplifie la fermeture des services publics. Et qui pourrait prétendre que ce ne sont pas les directives européennes de déréglementation, combinées au cadre coercitif du pacte de stabilité, qui conduisent à la fermeture de bureaux de poste, de lignes SNCF, de gares, de services hospitaliers, etc.? Si le NON passe, et je l'espère vraiment, ce serait un immense espoir en France, mais aussi dans les autres pays d’Europe, de reconquête des droits spoliés. »
François Risacher
Personnellement, ma conviction grandit chaque jour davantage, peut-être parce que, chaque jour, je comprends mieux les arguments des tenants du « oui » - arguments qui s'admettent dans une perspective utopiste mais ne peuvent, à mon sens, se défendre si l’on remet ce vote en perspective avec le passé.
En tout état de cause, je me répète : n’écoutez pas des politicards, forcément parties prenantes d'un traité qu’ils ont avalisé, faites-vous votre propre opinion !
07/05/05 - 13:49
Moi aussi ma conviction grandit chaque jour davantage peut-être parce que, chaque jour, je comprends mieux les arguments des tenants du « non » - arguments qui se comprennent dans une perspective utopiste mais ne peuvent, à mon sens, se défendre si l’on remet ce vote en perspective avec le passé.
C'est dingue, cette phrase marche dans les deux sens !!!
;-)))
theopiscence