31/08/2006Lapin
Hier soir, ma meilleure amie, qui m’a pourtant ramassé à la petite cuillère, voire à la pince à épiler, un certain nombre de fois (et réciproquement), m’a dit un truc irritant : « oh, mais, toi, tu es fort. »
Fort ? Parce que je suis toujours vivant ? A partir de combien de gnons dans la gueule peut-on revendiquer le statut de « faible » ?
C’est un peu saoulant, cette équivalence facile qu’on suppose entre une certaine lucidité, une certaine capacité à analyser, identifier, ses maux, et de la force. La capacité d’analyse ne rend ni fort, ni heureux, ni même prudent : sinon, seuls les imbéciles seraient malheureux, et on sait bien que ce n’est pas le cas…
Certes, la vox populi prétend que «ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort».
Voire : pas sûr qu’un mutilé de guerre soit d’accord avec ça.
Il est vrai que les blessures laissent des cals, que la peau, par dessus, se reforme plus épaisse ; mais le corps, lui, se fatigue des coups reçus. Un boxeur couvert de cicatrices, ce n’est pas un type fort ; juste un type qui s’est pris des coups. Et les coups, ça ne rend pas fort, ni faible ; non, ça ne développe qu’une chose, les coups : la peur.
Si encore on pouvait assimiler la peur à l’instinct de conservation ! Mais même pas : pensez au lapin tétanisé par la lumière des phares.
Je suis un lapin couvert de cicatrices.
Rien ne dit que je saurai courir, la prochaine fois, pour éviter le coup fatal.
Je crois même que je l’attends.
30/08/2006
Bon, ben, c’est le 1. qui l’emporte……

Quelqu’un a un flingue ?...
25/08/2006La minute de pute
Bon, alors, comme c'est devenu trop compliqué, on va se la jouer façon Star'Ac' :
- si vous voulez qu'Aulne et RonanS se séparent, tapez 1 ;
- si vous voulez qu'Aulne et RonanS restent together, tapez 2.
(SMS surtaxé : 3,72 euros par envoi)
23/08/2006Neige saleJe déteste, par dessus tout, la fausseté. La fausse blancheur. La fausse innocence.
Innocents, pour la plupart, nous ne le sommes pas. Alors, pourquoi feindre ?
J’ai fait une petite cure de désintox’ du JI, pendant les vacances, mais j’y reviens, toujours avec le même plaisir. Parce qu’ici, j’entends des gens s’exprimer, le plus souvent, avec leurs tripes, avec leur propre voix.
Pas tous, bien sûr.
Bien des posts frisent le degré zéro du langage. D’autres, pires, sentent l’affectation, ils sonnent faux.
Ici, on écrit. Mais, écrire, ce n’est pas la même chose pour tous. Pour certains, cela équivaut à parler, pour d’autres à raconter, pour d’autres encore, à mettre en scène, à confesser, à réclamer, à espérer. Pour quelques uns, ça équivaut à se travestir. Et, partant, à chanter faux.
Il y a des écritures fausses. En littérature, pour moi, ce sont souvent des écritures féminines (oui, je suis misogyne) : Duras, Angot, Colette. Faussement simple, faussement direct, faussement altruiste.
Le narcissisme féminin est infiniment pire que celui des hommes car il feint l’intérêt pour autrui. Une femme vous avouera rarement qu’elle vit pour elle. Elle prétendra aussi que c’est pour les autres qu’elle maquille son visage.
Un visage maquillé ne me gêne pas. Une écriture travaillée ne me gêne pas. A condition : que ce soit sincère.
Green, Gide, Mishima, Bataille, Borgès : c’est écrit, ce n’est pas ainsi qu’on parle. Mais, à travers leurs artifices, ces hommes ont cherché à atteindre leur propre vérité, irréductible aux canons admis. L’équilibre à tenir entre la voix intérieure et celle qu’on veut faire entendre est toujours précaire.
Mais, en dernière analyse, le style, comme le maquillage, ne doit être que l’expression de ce que l’on croit être. Pas de ce que les autres voudraient qu’on soit. Pas de ce que les autres voudraient entendre.
Quand je lis Pheel, Misterblue, Kubrart (et j’en oublie), j’entends quelqu’un de vivant, quelqu’un de réel.
Je ne dis pas que ces garçons se passent de style ou de maquillage. Ils vont être lus, ils le savent – ils le savent au début, à la fin, mais ce n’est pas pour ça qu’ils écrivent. Du moins je le crois. Du moins, à mes oreilles, leur voix sonnent-elles justes.
Je crois que je viens de comprendre pourquoi j’ai consacré la plus grande part de ma vie à la musique : en musique, quand c'est faux faux, généralement, ça ne passe pas...
21/08/2006 G.Ala’s Voice
Sauf erreur, Olivier Besancenot fréquente la même salle de gym que moi*.
Et il reste scotché au plus beau mec du club, le p‘tit futé !
Peut-être qu’il recrute des électeurs pour l’an prochain ?
* Michel Blanc aussi mais, lui, il est partout où y a des mecs…
20/08/2006Anaïs: "Mon coeur, mon amour"Mon chéri m'a parlé hier de cette chanson qu'évidemment je ne connnaissais pas et qui l'avait bien fait rire (un peu jaune, parce que, soi-disant, elle lui rappelait mes propres réflexions).
Je vous en livre le texte, vous me direz vos impressions :
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur {x2}
Ca dégouline d'amour,
C'est beau mais c'est insupportable.
C'est un pudding bien lourd
De mots doux à chaque phrase :
"Elle est bonne ta quiche, amour"
"Mon coeur, passe moi la salade"
Et ça se fait des mamours,
Se donne la becquée à table.
Ce mélange de sentiments
Aromatisé aux fines herbes
Me fait sourire gentiment
Et finalement me donne la gerbe !
Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur {x2}
C'est un épais coulis
Ca me laisse le cul par terre
Autant de mièvrerie
Nappée de crème pâtissière
"Coucou qu'est ce que tu fais mon coeur ?"
"La même chose qu'y a une demi-heure... "
"J' t'ai appelé y a cinq minutes mon ange mais ça répondait pas...
Alors j' t'ai rappelé... pour la douzième fois de la journée...
En niquant tout mon forfait...
Mais qu'est ce que tu fais mon adoré ?
Ouais je sais on se voit après...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi... C'est toi... Bon d'accord je te rappelle... "
Je hais les couples qui se rappellent quand je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur {x2}
16/08/2006
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Après un mois de « vacances » (les initiés apprécieront les guillemets), un peu bossé, aujourd’hui.
Sur Beaumarchais.
Un auteur que je n’apprécie pas particulièrement.
Mais qui n’écrit pas que des conneries.
La preuve avec ces vers, que certains feraient bien de méditer :
« Vouloir être ce qu’on n’est pas/
C’est renoncer à tout ce qu’on peut être »
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