29/09/2006
Tout à l’heure, je L’ai rencontrée :
Helen Mirren est vraiment époustouflante…
Et le film très prenant,
même si Frears se montre bien indulgent
vis-à-vis des vieilles biques Windsor,
de ce faux-cul de Blair et, surtout,
de l’imbuvable Prince de Galles !
27/09/2006Le credo de Caliméro
La tentation de la cruauté est toujours là.
Lorsque la vie semble se montrer injuste (comme si « la vie » pouvait se satisfaire de notre pauvre « justice »), l’on souhaite, à son tour, exercer le même arbitraire.
Gare, alors, à qui croise notre route !
Mais non, nous mettons finalement un point d’honneur à ne pas céder à la tentation, à prendre sur nous.
Nous ferions mieux, sans doute, d’agir comme ce personnage de conte, qui creusa un trou dans le sol, pour y hurler et y enfouir tous ses ressentiments, les recouvrant d’une terre qui, plus tard, engendrerait des fleurs empoisonnées.
Car le cri ravalé finira par jaillir. Un autre paiera. Un jour.
Et l’injustice, ainsi, comme le pélican de la fable, se nourrit sans cesse d’elle-même.
Elle rend caducs nos « points d’honneur », elle décourage nos bons sentiments, elle étouffe notre soif d’efforts, elle assassine nos espoirs, elle repousse les caresses, et n’offre comme réponse à ses affronts que l’envie forcenée d'enfin les mériter.
24/09/2006
Bon, les filles, on vient de me tirer mon portable
(ouais, seulement lui – et, pourtant, c’était dans un lieu mal famé…).
Donc, pour continuer à ne pas m’appeler,
ce n’est plus le même numéro qu’il faut oublier…
19/09/2006
MexiiiIIIIiiiico !
hum… très légèrement kitsch, peut-être ?…
04/09/2006Petit conte
C’est l’histoire d’une jeune fille qui rencontre une bonne fée un peu dure d’oreille.
La fée lui promet d’exaucer son voeu le plus cher.
- Je voudrais pour mari un jeune prince beau comme le jour, riche et vaillant, demande la jeune fille.
- Facile, réplique aussitôt la fée, en lui tendant… une couverture.
Furieuse, la jeune fille jette le cadeau de la fée et demande, un peu plus fort :
- Mais non ! Je veux habiter dans un vaste château plein de serviteurs, de lits de plumes et de bougies.
- Oh, je vois, s’excuse la fée, qui lui tend alors… des bas de soie.
La jeune fille est hors d’elle ; elle jette le cadeau de la fée, s’approche tout près de son oreille pour, cette fois, lui hurler :
- Je veux des manteaux de vison, des robes de brocart, de chemises de lin fin et des centaines de paires de souliers !
- Oh, s’exclame la fée, confuse, qui tire alors de sa besace… une feuille de vigne.
La jeune fille est totalement découragée ; elle se met à pleurer.
Soudain, le soir tombe. Il fait froid. La jeune fille frissonne, cherche en vain à se réchauffer en se frictionnant. Tremblante, elle se tourne vers la fée :
- Bonne fée, je voudrais une couverture, s’il vous plaît.
- Oh, mais je n’en ai plus, répond celle-ci. Tu as jeté la dernière.
Et la jeune fille meurt de froid.
Voilà, j’ai un peu l’impression que c’est ce que nous avons vécu.
Et ce que nous vivons.
Toi et moi.
Alternativement.
03/09/2006Impudique
Il y a, sur ce site, quelqu’un qui m’aimait (si, si…).
Du moins me le disait-il et m’en donnait-il des preuves – et peut-être même l’imparfait est-il abusif…
Il m’a quitté, en partie parce que je ne lui montrais pas assez que c’était réciproque.
Parce que, bon, l’amour ce n’est pas tout : ça ne vous empêche pas d’être malade, d’être à découvert en fin de mois, d’être au chômage, d’être trahi par vos amis ou persécuté par vos chefs.
En outre, l’amour partagé, c’est tellement évident, quand ça arrive, qu’on ne songe pas à en être reconnaissant.
En naissant, en sortant du ventre de notre mère, nous apprenons cette chose terrible, la solitude ; mais nous ne croyons pas qu’elle doive être notre dû car elle ne l’a pas toujours été.
La plupart du temps, nous vivons alors en apnée, comme le crapaud qui hiberne en attendant de renaître, et nous nous en trouvons aussi bien que de dormir. Quand nous nous réveillons, quand nous sommes aimés, nous recommençons à respirer ; mais personne ne songerait à être constamment reconnaissant du fait qu’il respire. Aimé et être aimé, c’est alors aussi bête que de respirer, nous n’y prêtons pas attention.
Nous ne portons nos efforts que sur ce qui nous manque, parce que de cela nous avons conscience, parce que c’est ça qui nous a construit : le manque. Oui, bon, nous avons l’amour, c’est bien joli, nous respirons, aussi, c’est bien joli, mais ce n’est pas ça qui nous manque : ça, nous l’avons eu en étant conçu.
L’amour ne nous paraît pas une condition suffisante, ni même nécessaire pour vivre : je peux en parler savamment puisque j’en ai été si longtemps privé et, pourtant, je vis. Ou, du moins, je survis.
C’est peut-être cette nuance que m’a enseigné le garçon de ce site. Je n’ai a priori rien de moins aujourd’hui qu’avant de le rencontrer. Mais quand l’amour vous abandonne, après vous avoir éveillé, il ne vous rend pas au sommeil : il exige de vous que vous respiriez désormais à fond, que vous cessiez de vivre en rêve.
C’est ce qui est éminemment douloureux.
Malgré tout, pour cette douleur, merci, Stéphane.
02/09/2006
Comme un projectionniste fou, je repasse en boucle les mêmes bobines, les mêmes dialogues, à l'endroit, à l'envers, fragmentés, remontés, complétés, amendés, superposés ;
jusqu'à épuisement, je fouille dans le brasier qui me consume en quête de mes propres cendres ;
le phénix de la douleur adopte un mouvement perpétuel.
01/09/2006
La douleur est une des rares choses qui semblent pouvoir se maintenir indéfiniment au même niveau d'intensité.
Jusqu'à...
Jusqu'à quand, puisqu'on n'en peut supprimer la source, mais seulement le réceptacle ?
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