29/11/2006Mises au point
- je ne cède pas à la facilité ;
- oui, je bois ;
- oui, je fume ;
- oui, je chante (très fort) sous la douche ;
- je suis toujours en colère ;
- il m'arrive d'être gentil, ça surprend ;
- je me crée parfois des obligations...
- ...mais je ne m'oblige pas à me plier aux vôtres ;
- je ne dis pas tout ;
- je ne réponds que lorsque ça m'arrange ;
- et, de façon générale, je me fiche un peu de ce qu'"on" pense.
- à part ça, je suis "cool".
27/11/2006Question
Je suis étonné, perplexe.
Parmi les derniers cas de Sida (6700 l’an dernier), on nous apprend qu’il y a 27 % d’homosexuels et 58 % de femmes.
Est-ce cela veut dire que nos amies lesbiennes se montrent fort imprudentes ?…
25/11/2006
A ne PAS rater la semaine prochaine :
FRANCE3,
de lundi à vendredi,
de 0h35/23h25 à 1h40/0h30.
Faites chauffer les magnétoscopes !
23/11/2006BénévoleDepuis quelques mois, je fais office d’"écrivain public" bénévole dans une association de mon quartier. Ma démarche et la façon dont je l’assume me laissent perplexe, c’est pourquoi je vais tenter de tirer ici au clair ce que je ressens.
D’abord, je ne supporte pas les réactions laudatives de mon entourage, à qui je ne parviens pas à faire entendre qu’il s’agissait, comme souvent chez moi, d’une impulsion purement égoïste. On me dit : « c’est bien ce que tu fais, j’admire, j’ai souvent pensé à le faire mais toi tu as sauté le pas, bravo, c’est beau de se consacrer aux autres, blablabla… ». Ces réflexions me rendent fou de rage. Mais c’est pour MOI que je le fais, seulement pour MOI, bordel !
Je n’entrerai pas dans le détail des causes qui m’y ont poussé : ennui, solitude, rupture récente, besoin forcené de « servir » à quelque chose, d’être nécessaire ou désiré, de m’ « intégrer », de me re-socialiser, de me confronter à la « réalité », il y a de tout ça.
Et pas grand-chose d’autre.
Encore une fois, rien d’altruiste – à moins qu’on ne considère que l’altruisme n’est qu’un harmonique de l’instinct de conservation. «Charité bien ordonnée commence par soi-même», n’est-ce pas ? Et c’est souvent quand on n’a plus grand-chose qu’on a envie de donner, à défaut de recevoir. Ce qui compte, c’est la transmission, peu importe le sens dans lequel elle se fait.
Donc, au début, ça m’équilibrait.
Sauf que les choses se pervertissent peu à peu. Des émotions troubles affleurent : goût du pouvoir, irritabilité, lassitude, complaisance. Je supporte de moins en moins ceux qui viennent se faire aider mais refusent d’écouter le moindre conseil. Parfois, je me fais penser à ces horribles rombières qui ne concèdent un sucre à leur chien qu’après qu’il ait fait trois fois le beau et dix cabrioles.
Je me surveille.
Parfois, je regarde ma montre. Je me dis : « fuck, encore dix personnes. » Ou : « putain, encore un CV à rédiger ». J’ai envie de tricher, de me barrer, de refiler mon boulot aux autres. Mais, merde, personne ne m’a forcé à être là – ne puis-je pas m’impliquer un peu plus ?
J’agis comme ce petit employé de bureau qui va passer quinze minutes aux chiottes et vingt à fumer sa cigarette, histoire de gratter un peu. Sauf qu’il n’y a rien à gratter, ici : je ne suis pas payé, de toute façon.
Au mieux, ce qu’il y a à gratter s’appelle bonne conscience et celle-ci ne saurait s’accommoder des tricheries.
Parfois, à l’inverse, je me sur-responsabilise et j’enrage. Putain, deux ordinateurs antiques, qui ne sont pas en réseau, un Mac et un PC, dont chacun renferme une partie des dossiers (il faut courir de l’un à l’autre), aucun classement des fichiers d’information, pas de numéros d’urgence, aucun briefing – comment peut-on travailler ainsi ??
Et il paraît que l’Association existe depuis dix ans…
Dès le lendemain de mon arrivée, je commençais à grogner et tentais de jongler avec mes clefs USB pour suppléer le défaut de centralisation. Puis je me suis peu à peu découragé…
Les bénéficiaires qui arrivent avec une moitié de dossier, qui perdent leurs papiers, qui refusent de donner des infos, qui multiplient les exigences absurdes et les lettres de réclamations, qui oublient d’un jour sur l’autre ce qu’on leur a dit – tout m’irrite.
Ce qui m’irrite, surtout, c’est d’avoir l’impression de faire un boulot cent pour cent inutile. De coller des rustines sur le tonneau des Danaïdes. J’aurais voulu me voir en chevalier servant et je me retrouve en Cendrillon dans une auge à cochons.
Du coup, j’en veux à tout le monde, à moi qui rechigne, à l’Association qui nous laisse nous dépatouiller, aux bénéficiaires qui ne jouent pas le jeu…
Je me rends compte que la bonne volonté ne suffit pas (si tant est qu’elle existe).
De temps en temps, seulement, un sourire, une dame qui s’attarde, une poignée de mains plus appuyée me console : une solitude, alors, en adoube une autre et la tire de son néant.
12/11/2006Résilience
Shortbus, presque que du bonheur, à part les 10 dernières minutes…
Cette façon à la fois proche, naïve et non intrusive de filmer les acteurs, ce rythme alangui et tonique, cette utilisation géniale de la musique - hormis le blaireau grignoteur-de-pop-corn à mes côtés, un très bon moment…
Je me dis qu’enfin il y a d’autres corps (bon ça, je l’ai toujours su) et peut-être d’autres âmes (ça, c’est moins facile à croire)…
Hier, un bon spectacle baroque : on y voyait le Plaisir tenter d’empoisonner la Raison, et la Vie écouter l’écho déformé de ses désirs – ça me parlait, à la lueur des bougies…
Et puis une excellente soupe de potiron made in moi ; p’tain, je cuisine bien quand je m’y mets…
Et puis joué comme un gosse pendant des heures, en criant et jurant et prenant les murs à témoin de la méchanceté des monstres dévoreurs-de-picmins…
Un bon dimanche, un dimanche serein, le premier depuis… le jour J…
Le premier que je passe en paix avec moi-même, plutôt qu’en guerre avec mes regrets.
Phase de résilience, enfin ? J’aimerais le croire….
Putain, j’ai trop honte :
j’aurai passé le week-end à y jouer !
03/11/2006Drogue
Quand je déprime, le seul truc qui me rassérène, c’est de bosser. Malheureusement, j’ai tellement déprimé, ces derniers temps que, du coup, j’ai bossé comme un malade.
Et, du coup, j’ai pratiquement fini tout mon boulot.
Et, ça, ça me déprime…
01/11/2006
Même pas un week-end, hélas…
…mais c’était pas dégueulasse quand même !
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