J'écoute : du baroque
Je regarde : c'est le moins qu'on puisse dire !
Je lis : ouais, pas mal
Je joue : ouais, aussi, mais pas avec les sentiments (du moins pas les miens)
Je mange : Trop......
Je bois : Tout ce qui me tombe sous la main
Je cite : "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" (Pascal)
(mis à jour mercredi 20 février 2008 à 20:54)

19/12/2006

19/12/06 - 19:22



Aaaaaaah !
Enfin reçu l’attestation du CNL !

Bon, rien n’est joué encore…
Mais n’est-ce pas la promesse de l’espoir
de la possibilité de l’hypothèse
d’une éventuelle chance
que ce projet vieux de plus de quinze ans
voie enfin le jour ?

Une minuscule lueur
au bout de cet affreux tunnel…



17/12/2006

17/12/06 - 21:46

Schizophrénie



Pfff, parfois j'ai l'impression d'être deux : moitié salope, moitié ordinateur ; moitié moine, moitié bimbo....

10/12/2006

10/12/06 - 00:29


"Les malheurs particuliers font le bien général"



…mais « il faut cultiver notre jardin »



Un très beau spectacle !



09/12/2006

09/12/06 - 15:08

Je n’y arrive pas. Je ne vais pas mieux.

L’énergie dépensée pour vivre chaque instant, chaque jour, se retranche à l’énergie nécessaire pour vivre le jour, l’instant suivant.
Chaque matin, je suis un crabe jeté dans l’eau bouillante ; j’ai envie de hurler « noooooon ! » à chaque réveil. Non, je ne veux pas qu’on me rejette dans cette vie. Non, je veux rester là où j’étais, deux minutes avant, dans le monde cotonneux et guère plus hospitalier du sommeil, où, du moins, je marchais sur deux jambes, respirais et sentais battre mon cœur.
Chaque matin, je suffoque, comme si l’on m’avait abandonné sur une planète mortelle. Pendant des heures, j’agonise à la façon des poissons qu’abandonne le pêcheur sur le sable. Le temps piétine dans une odeur humide de goudron : chaque jour réitère le supplice du précédent et chaque jour qui s’éloigne de la douleur, par un pervers mystère, s’en rapproche à nouveau. Je suis coincé sur l’orbite du manque.

J’ouvre un œil et, à perte de vue, un désert glacé étincelle sous un soleil de fer. Inutile de refermer les paupières, le froid déjà a coulé dans mes veines : la désolation du paysage a passé jusqu’en mes entrailles ; le paysage se fait miroir de ma désolation, et chaque chose vue donne à la souffrance des aliments nouveaux. Car chaque chose vue a déjà été vue (ou supposée) au temps où j’étais valide, car chaque chose vue aurait pu l’être par des yeux moins blessés que les miens : du temps où j’étais vivant. Chacun de mes réveils est un acharnement thérapeutique.
Je dois marcher sur ma jambe unique, douloureuse, avancer, mais vers où ? Je me sens comme un tambour de machine à laver tournant à vide ; je n’ai envie que d’une chose : qu’on appuie sur le bouton « Stop », parce qu’aucune machine à laver ne sait le faire elle-même.

Mon corps lui-même se met à parler une langue symbolique : depuis des mois, je ne respire plus, je manque d’oxygène, je hoquète en parcourant cette planète hostile, d’un pas de plus en plus lent, avec des gestes de plus en plus maladifs - mais l’expérimentateur sadique qui teste sur moi l’incidence des privations refuse de mettre fin au calvaire. Et, chaque nuit, m’enveloppe de la camisole des rêves pour me garder en vie, conserver, pour de plus cruelles expériences (à la finalité dérisoire), cette chair à supplice.
Mon corps et mon esprit se sont ligués contre moi ; je suis otage de leur masochiste fièvre, de leur interminable mort.