J'écoute : du baroque
Je regarde : c'est le moins qu'on puisse dire !
Je lis : ouais, pas mal
Je joue : ouais, aussi, mais pas avec les sentiments (du moins pas les miens)
Je mange : Trop......
Je bois : Tout ce qui me tombe sous la main
Je cite : "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" (Pascal)
(mis à jour mercredi 20 février 2008 à 20:54)

30/06/2007

30/06/07 - 21:31






C'est bien beau, la Gay pride ;
mais ça m'a donné grave envie de
b...
n...
f....



Bref : faire goulougoulou,
comme on dit dans mon quartier...


28/06/2007

28/06/07 - 20:18

Calcul




10 000 postes supprimés, dans l’Education nationale, l’an prochain.

Hum… les types de droite sont pourtant censés être bons en calcul : est-ce qu’ils peuvent m’expliquer comment ils en arrivent à ce résultat, avec un nombre d’élèves (et d’écoles) qui augmente de façon exponentielle ?

Ah ? qu’est-ce qu’on me dit, dans l’oreillette ?
On fera des classes de 60 élèves ?
Oh, d’accord.
Euh… rappelez-moi le but de l’école, déjà : former des adultes autonomes, responsables, éveillés, éduqués, un minimum cultivés, ou parquer les gosses ?



20/06/2007

20/06/07 - 21:00




Mon personnage d'animation préféré :



Ah, ça ne vous surprend pas ?



19/06/2007

19/06/07 - 21:22

Lyra et Nicole




C'est Emmanuel (Brentano, pour GA) qui m'a fait découvrir la trilogie A la croisée des mondes de Philip Pullman.
J'ai tout de suite accroché, malgré une mortelle mortification : ces livres étaient classés en section "jeunesse", dans ma bibliothèque de quartier !
Je me faisais presque l'effet d'un pervers pépère en fouillant les rayons à leur recherche - en vain, la plupart du temps, car la quête de Lyra, écartelée entre sa démoniaque mère et son non moins inquiétant père, a tout pour réconcilier les admirateurs de Tolkien avec ceux de Freud, les groupies de Disney et ceux de Bettelheim.

Aujourd'hui, vu la présentation du premier film tiré de la saga.
Ce sera peut-être un navet, mais l'une des options du casting, au moins, semble idéale:



c'est la glaçante Nicole Kidman qui incarne la terrible Mme Coulter.
A voir...





19/06/07 - 14:11

Génétique



Je ne suis pas du tout scientifique donc n'ai aucune légitimité pour parler de ça ; mais j'aimerais rebondir sur le récent article de Pheel, concernant ce marronnier : l'origine génétique de l'homosexualité.

Pour ma part, je suis assez convaincu que les causes de l'homosexualité sont partiellement génétiques - ou, plutôt, "éthologiques", dans le sens d'une influence conjuguée et convergente du gène et du milieu.
Encore une fois, je ne dispose pas de la culture suffisante pour étayer ma conviction, je me base sur des observations et des recoupements.

Partir du principe que la détermination génétique existe ne signifie pas pour autant la tenir pour unique, irréversible et sans appel.
Par exemple, le fait d'être blond est génétiquement déterminé mais ne peut être prédit à 100% ; le fait d'être grand ou d'être chauve est dépendant de présupposés génétiques mais pas seulement et, donc, ne peut être ni prédit ni causé/enrayé.
Pour l'instant.
Sans doute, à terme, pourra-t-on programmer un enfant blond, grand et chevelu - mais quel serait l'intérêt ?
Je veux dire : la question ne se pose pas au niveau de ce qu'on pourra faire mais de ce qu'on voudra faire.
Les deux ne vont pas de pair : ce n'est pas la connaissance qu'il faut entraver, c'est la pensée qui l'englobe qu'on doit développer. L'homme peut déjà détruire le monde, s'il veut ; il ne le fait pourtant pas.

Je suis toujours un peu irrité par les cris d'orfraie qu'on pousse chaque fois qu'il s'agit de génétique: "ah ! horreur !...déterminisme... blablabla... eugénisme...blablabla... sélection....blablabla...nazis..."
C'est très mignon de se révolter contre la génétique mais c'est aussi un peu crétin ; c'est très louable de ne pas vouloir se livrer pieds et poings liés au déterminisme naturel et de lui opposer les valeurs de la "civilisation", mais ça me fait quand même parfois penser à l'obscurantisme religieux ("le bébé est une personne, ergo le foetus est une personne, ergo la cellule fécondée est une personne, ergo avortement = caca").
Ne pas vouloir imaginer, entendre dire, apprendre, savoir que l'homosexualité a probablement (entre autres) des causes génétiques, c'est à peu près aussi pertinent que de refuser d'ouvrir les yeux en marchant au milieu de la route de peur de voir les bagnoles.

Je pense qu'il serait temps qu'on y songe, qu'il ne serait pas mauvais qu'on l'admette a priori. Non pour le déplorer, lutter contre ou s'y résigner, mais pour réfléchir à partir de ce présupposé: Ok, d'ac, je suis pédé comme je suis grand - et maintenant ?



17/06/2007

17/06/07 - 23:05



Ouf, la 19° circonscription (Paris) reste socialiste. L'honneur est sauf, le petit village gaulois (enfin, si peu) résiste encore et toujours, blablabla...




17/06/07 - 22:52

Démission de Juppé...



...ou le cercle vertueux du cumul des mandats.
Hop, sitôt élu, sitôt foutu.


17/06/07 - 21:21

Fuck




Etant donné que je me débrouille comme un manche (hum… l’expression est mal choisie, en l’occurrence…), l’unique fuck buddy que j’aie jamais réussi à me dégoter habite désormais loin de Paris.
C’est dire que je ne le vois qu’une fois par an, deux, les années fastes.

Lorsqu’il vient en week-end à Paris, il m’appelle, vers 17h, histoire de venir me baiser vers 18h. Si je suis libre, tant mieux ; sinon, il réessaiera la prochaine fois (et moi, je me la mets sous le bras en attendant le prochain semestre).
Il débarque, il se jette voracement sur moi, m’avale les lèvres, les mâche consciencieusement, m’allonge et tire son coup en 10 secondes chrono.

D’accord, c’est agréable de se glisser fugitivement dans la peau d’un plat hyper appétissant, genre profiteroles couvertes de chantilly, plutôt que dans celle d’une vieille part de pizza moisie, rôle que j’ai l’impression de tenir le reste du temps, notamment sur RézoG ; agréable de n’avoir pas à ramer dix-huit heures d’affilée pour récolter un regard condescendant, et dix-huit autres heures pour obtenir que le mec déboutonne son col, et dix-huit autres heures pour… OK, vous avez compris.

Le problème (l’autre problème, je veux dire), c’est que, moi, je suis un diesel, il faut me chauffer, voire me roder et qu’en dix secondes chrono, ben, on n’obtient pas grand-chose de moi, rien de mieux qu’un cure-dent pour fourmi, quoi.
Il a déjà achevé son rodéo que j’en suis à regarder les dents du cheval. En plus, il est seulement actif et, perso, en ce moment, ben, ouais, bof, j’ai pas trop envie d’être le cheval.

So, tout ça pour dire que je me demande si l’un de vous, quelque part, n’aurait pas un fuck buddy en trop à me filer, histoire de remplir (oui, bon, ça va…) l’autre semestre ?



15/06/2007

15/06/07 - 21:40

Cauchemar

En ce moment, pour des raisons diverses, surtout liées à ma santé (mais ce «en ce moment», hélas, tend à se prolonger), je suis totalement dénué d’empathie.
Les autres sont pour moi transparents et aussi pourvus de réalité que, disons, des personnages de Tex Avery.

Pourtant – et c’est là le pire – je sais donner le change : « et comment va ta mère ? » demandé-je avec un sourire suave (priant in petto pour que je ne parle pas à un orphelin).
Aux monologues des autres, à leurs tentatives désespérées pour entrer en contact , j’oppose mon art consommé de la relance. « Ah oui ? tiens, tiens… » (je fais très bien le « Ah oui ? tiens, tiens... », c’est le rôle de ma vie).
Parce que je n’aspire qu’au calme, à l’absence, je m’efface derrière une attention de façade et une batterie de répliques toutes faites qui, qu’on le croie ou non, semblent suffire à mes interlocuteurs.

Pendant qu’ils me racontent leurs espoirs, leurs doutes, leurs malheurs, je me demande s’il me reste assez de cigares pour finir la semaine, si j’ai reconstitué ma réserve de gin, quelle stratégie je dois adopter pour clore en beauté ma partie d’Empire Earth et ce qu’il y aura à la télé le lendemain.

La vie - ce que les autres appellent « la vie » - me saoule et m’emmerde, ce n’est qu’après ma lente agonie que je soupire.

D’un cauchemar, l’on sort en s’éveillant, mais d’un songe qu’on fait éveillé, comment sort-on ?




13/06/2007

13/06/07 - 14:14

Hommes-livres


Il y a un an, j’avais coutume de dire : les hommes sont comme les livres. Tant qu’on s’y consacre, qu’on y reste plongé, ils nous captivent, ils occupent notre esprit, ils deviennent le monde ; pour peu qu’on ferme le volume, qu’on les mette de côté, on en perd le fil, on les oublie, ils redeviennent simples assemblages de feuilles de papier ou de bouts de chair, objets plats en deux dimensions, sans profondeur, sans magie, inertes, détachés de nous.

Aujourd’hui où je n’ai pas d’homme(s) dans ma vie, j’ai tendance à renverser la proposition : les livres sont comme nos hommes.

Actuellement, je ressens cette gêne à les courtiser que j’ai connue avec les hommes.
Par exemple, j’hésite longuement à leur accorder mon intimité. Je me dis : si je fais connaissance, ça va m’engager, une relation c’est long, compliqué, en ai-je vraiment envie ? Aussi, je recule le plus possible le moment de lire les premières pages.

De la même façon que je ne suis pas du genre à rompre à la légère une relation amoureuse, je n’abandonne la lecture d’un livre qu’avec difficultés. Quand j’en commence un, en général, je m’astreins à le lire jusqu’au bout.
En ce moment, ça me fait souvent peur. La main sur la couverture comme, autrefois, sur le téléphone, je temporise : s’il allait me rejeter ? Ou (plus probablement, en l’occurrence) : si je n’allais pas réussir à l’aimer ? Si je me lançais dans cette entreprise épuisante de l’aimer, de le comprendre, de le connaître, de l’explorer, sans jamais parvenir à ressentir la moindre émotion sincère ?

Je n’ai jamais été un Don Juan mais je n’ai jamais été non plus d’une scrupuleuse fidélité.
En matière de mecs comme en matière de livres, j’oscille entre deux attitudes : un penchant à l’exclusivité, qui m’absorbe totalement dans l’histoire en cours, me porte à en rêver sans cesse, à m’y projeter, à en jouir par anticipation et dans le souvenir ; et de brusques envies de fuite qui me jettent sur la première BD venue, la première aventure, qui m’incitent à goûter d’autres univers, d’autres étreintes, en partie par besoin d’oxygène, en partie par besoin de me rassurer sur ma liberté, en partie pour enrichir la lecture, l’amour principal(e) d’harmoniques dissonants, en partie pour me préparer de nouveaux amours, de nouvelles lectures.

Je navigue à l’aveuglette entre ces deux tendances, sans règle définie.
Certains livres me retiennent captif, prisonnier de mes draps, le souffle court, le regard fixe, l’esprit en otage ; d’autres , trop lourds, peut-être, trop profonds, trop longs ou me touchant de trop près, enjoignent au butinage : je les quitte, je les abandonne, un temps, je les nargue, je tourne autour d’eux, puis j’y reviens, résigné à les subir jusqu’au bout. Les seconds ne sont pas forcément les moins aimés ni ceux qui laissent la plus faible trace.

Mais par delà le problème de la fidélité, celui de l’engagement, la question qui, pour moi, se pose, en ce moment, est celle de l’étrangeté, ou de l’altérité, ou de quelque chose entre ces deux termes.

Il y a, vous savez, cette question de la communication à l’intérieur du couple. C’est tellement épuisant, ça ; fascinant, ravissant (au sens propre), mais épuisant – sortir avec quelqu’un qui n’emploie pas le même langage que vous, qui ne s’intéresse pas aux mêmes choses, qui ne vit pas au même rythme, qui se lève quand vous dormez, qui dort quand vous vous couchez, qui n’a jamais faim quand vous voulez manger, qui ne veut pas voir le même film que vous, pour qui vos préoccupations sont futiles ou dont les préoccupations sont futiles pour vous, qui ne parvient pas au plaisir comme vous, qui attend des choses dont vous ne soupçonnez même pas l’existence, qui méconnaît les choses qui ont rempli toute votre existence.

Eh bien, cette question-là se pose avec les livres – qui ne vont pas aller au même rythme que vous (vous voulez vous coucher, mais le chapitre n’est pas fini, le chapitre est fini mais vous n’avez pas sommeil) ; qui ne vont pas vous donner ce que vous demandez (putain, il se passe rien là-dedans) ou vous donner trop de choses dont vous n’avez rien à foutre ou, plutôt, qu’en ce moment vous ne souhaitez pas recevoir ; qui ne vont pas employer le langage comme vous le faites et donc, non seulement se montrer difficiles à comprendre, mais ébranler votre propre représentation du monde, celle sur laquelle vous vous tenez debout ; dont les dialogues (oh, ces conversations infinies qui tournent en rond, ces jeux de rôles !) vont vous sembler ineptes parce que, vous, vous auriez su quoi dire, à la place du héros (et, dans la vie, y parveniez-vous ?) ; qui vont soulever des questions que vous ne vous êtes jamais posées, introduire des personnages que vous n’avez pas envie de connaître, ou de re-connaître ; qui vont faire appel à des capacités, des émotions, des parties de vous-mêmes que vous avez laissées en sommeil, par hasard, par nécessité, par choix, par réflexe de survie, et, surtout, qui risquent d’éteindre, d’estomper, d’affadir tout ce qui faisait jusqu’ici votre quotidien, qui risque de vous rabaisser à vos propres yeux.

Oui, tout ça, tout ce que je risque en ouvrant un livre ou en rencontrant un mec, ça me fait hésiter, en ce moment.



12/06/2007

12/06/07 - 22:26

Proust chez Leader Price




Le riz au lait Leader Price, c'est ma madeleine à moi : il me rappelle les cantines de mon enfance...




10/06/2007

10/06/07 - 20:39

Humeur du soir




"...pense aux Kurdes, aux Tchétchènes...."


(paf, le chat par la fenêtre)


07/06/2007

07/06/07 - 21:28

Blasé Attitude



Vous savez, on nous dit toujours (gorgée de vodka), "le sexe, le sexe", mais, le sexe, c'est comme Saint-Trop' (taf de oinj), hein, c'est très surfait, le sexe (snif de coke).


06/06/2007

06/06/07 - 13:39






Après une lutte sauvage...



... la féroce ceinture de peignoir est enfin terrassée !




02/06/2007

02/06/07 - 20:57

Ce soir...





Dans la cour, en bas de chez moi,
c'est un peu Dakar-sur-Seine...



01/06/2007

01/06/07 - 17:54

Douze commandements pour vivre en bonne intelligence





-Art.1 - Partout où je suis, c’est chez moi ; les humains n’y sont que tolérés.

-Art.2 – Le chat est indépendant ; l’humain est disponible.

-Art. 3 – Je te touche si je veux ; tu garde tes sales pattes pour toi.

-Art. 4 – Portes et fenêtres sont conçues pour rester ouvertes ; si t’as froid, tu t’habilles.

-Art. 5 – Les habits doivent être disposés afin que le chat puisse s’y vautrer confortablement, particulièrement les blousons de cuir et les chemises repassées.

-Art. 6 – Jetés de lit, tissus, rideaux et tentures ont été prévus pour que le chat y essaie ses griffes.

-Art. 7 - Le chat est un artiste : merci d’apprécier à leur juste valeur les traces de pattes et boules de poils dont je daigne agrémenter ton… pardon : MON intérieur.

-Art. 8 - Dix minutes de câlins contractuels sont à prévoir en chacune de ces occasions : à ton lever ; après ta douche ; à ton retour du travail ; avant le dîner ; avant ton coucher. D’autres occurrences peuvent être programmées sans préavis.

-Art. 9 - le Kit-et-kat doit être sorti du frigo dix minutes avant d’être servi ; le Kit-et-kat froid, c’est dégueulasse.

-Art. 10 – Jouer à la balle ou à cache-cache, ça se fait à deux.

-Art. 11 – Si je dors, tu me lâches ; si je miaule, tu ramènes tes fesses fissa.

-Art. 12 – Livres, revues, ordinateurs, télé, téléphone sont des occupations futiles ; le seul centre d’intérêt digne de ce nom, c’est moi.




Fait pour ce que de droit, à Paris,
Juin 2007
Approuvé par : Vitamine.