26/09/2007September song
Je ne sais pas si ça vous fait ça, à vous, mais, ces derniers temps, je me rends compte avec perplexité, et même quelque inquiétude, que mes émotions sont de plus en plus déconnectées de leurs causes communément admises.
Je veux dire : je ne me réjouis pas quand j’ai des occasions de le faire (bon, OK, en ce moment je n’en ai pas, mais là n’est pas la question) et je rigole lorsque je devrais pleurer.
Alors que j’accumule les petits soucis de santé, ratages, camouflets, projets qui foirent, problèmes matériels, je me suis surpris à chanter dans la rue.
Il faut dire que j’adore septembre, sa lumière... Pourtant, il fait froid, et c’est la rentrée (pour les autres), et je suis malade, et j’ai le nez qui coule, et j’ai reçu deux nouveaux refus, et…
Est-ce que je suis maso ? Une sorte de drogué de l’échec ? L’ivresse de l’abîme ? Le plaisir de la perte, de la déchéance, de la déresponsabilisation ?
Ou alors suis-je un psychotique qui s’ignore ? Il paraît que certains connaissent de brusques bouffées d’euphorie, comme ça, sans raison.
Mais je ne suis pas euphorique. C’est-à-dire : ma tête ne l’est pas, et ma bouche chante. Pour un cartésien tel que moi, c’est très perturbant.
Je sors d’un film potentiellement déprimant qui m’a donné la pêche: La Face cachée de Bernard Campan .
« Télérama » a détesté. Ça aussi, c’est bizarre, parce que j’ai souvent des goûts communs avec « Télérama » (oui, oh, je vous vois ricaner bêtement).
L’hiver approche, normalement je HAIS l’hiver. Et puis il pleut, je DETESTE la pluie. Mais là, ch’sais pas, je commence à rêver de soupe au potiron, parfum de marrons, tartiflette, feu de bois, neige dans les arbres, bougies, nuages de buée, canivaux pleins de givre…
Non, non, je n’ai rencontré personne.
Si, si, je suis toujours au chômage.
Nan, j’ai pas gagné au loto.
Ouais, je fume et picole toujours, trop.
…
Bordel, qu’est-ce qui m’arrive ?
C’est insupportable de ne pas se sentir mal lorsqu’on a toutes les raisons de l’être ! On se sent... pervers... inadapté...
Qu’est-ce qui m’attend au tournant, hmmmm ?…
Je veux COMPRENDRE !
24/09/2007Magie minuscule
Il y a comme ça, parfois, de merveilleux petits plaisirs : déguster un excellent melon de Cavaillon en cette fin pluvieuse de septembre - n'est-ce pas magique ?...
21/09/2007Des nouvelles du CNC
Primé au Festival de Toronto, paraît-il...
Bof, bof, bof...
Constamment surjoué (Vincent Cassel est insupportable, Viggo Mortensen à peine crédible, seule surnage Naomi Watts), un très petit cru de Cronenberg, à mon sens.
Et c'est un Cronenbergophile qui parle !
19/09/200717/09/2007
Bon, ben... euh.... voilà...
Ch'suis marié..........
15/09/2007L'art de la mayonnaise
Après recoupements de ce qu'"on" dit de moi : travailler sur ma propre personne m'a transformé en glaçon... Vivement le dégel !
08/09/2007Back to Brokeback
J’ai vu le film il y a un an et demi, environ.
Bon, je l’avais trouvé mignon et Jake Gyllenhaal aussi.
J’avais bien sûr versé une larme sur ces jolis cow-boys amoureux : c’était pas difficile de s’attendrir, alors que j’étais dans les bras de mon propre cow-boy, à l’époque.
Stéphane, qui avait quelque chose du blond Ennis del Mar, trouvait ça bouleversant : nous divergions déjà.
Mais, là, seul dans mon lit, sans protection, avec le froid d’un an de célibat dans le dos et le froid de l’hiver en perspective, je faisais moins le fier.
Et il y a l’écriture d’Annie Proulx. Mon plus grand choc littéraire depuis Chuck Palahniuk, il y a trois ans (évidemment, hélas, je les lis en traduction).
Cette langue à la fois dure, sans apprêts, brute, parfois crue, et d’une frémissante, constante poésie, qui, en quelques lignes, nous transporte dans l’Ouest des ranchs venteux, des coyotes, des vieux camions, en quelques mots campe ses personnages, des hommes, surtout, inoubliables et beaux, avec leurs dents de travers, leurs jeans fatigués, leurs vertèbres brisées par les rodéos et leur ventre amolli par la bière, nous fait sentir leur odeur, saisir leurs gestes, retenir leur voix.
Je ne suis pas facilement ému par l’écrit. J’ai de l’endurance, des millions de livres, films, opéras larmoyants et scènes de ménage derrière moi.
Mais là…
Pendant des nuits, j’ai rêvé d’eux. Ils ne me quittaient pas.
Pourtant, la nouvelle d’Annie Proulx est si courte, si sèche !
A peine me les a-t-elle présentés qu’elle m’ôte ces nouveaux amis, plus réels, à certains égards, que ceux que je côtoie.
J’aimerais les consoler, fumer avec eux, leur toucher le genou, agiter la main dans leur rétroviseur, les appeler au téléphone, chuchoter à leur oreille près d’un feu de camp...
Je ne peux pas : le livre est fini et ma nuit s’étire, interminable.
Annie Proulx, je te HAIS !
02/09/2007
Donnez-moi des coups de pied au cul (suis pas assez souple pour) : faut que j'aille la piscine.
Ah bon, elle ferme dans une demi-heure ?
Oh, domaaaaaage...
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