J'écoute : du baroque
Je regarde : c'est le moins qu'on puisse dire !
Je lis : ouais, pas mal
Je joue : ouais, aussi, mais pas avec les sentiments (du moins pas les miens)
Je mange : Trop......
Je bois : Tout ce qui me tombe sous la main
Je cite : "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" (Pascal)
(mis à jour mercredi 20 février 2008 à 20:54)

30/10/2007

30/10/07 - 20:18

A la cantonade




Vous voulez taroter, samedi ?

20/10/2007

20/10/07 - 13:37

Renvoi




Les M&M's, ça devrait être interdit par le gouvernement. Burp.


17/10/2007

17/10/07 - 14:29

Dur, dur, le retour...






10/10/2007

10/10/07 - 01:28







BON, ON PEUT LA VIRER, NOW, CETTE QUESTION A LA CON SUR LA VILAINE FERMIERE, OUI OU MERDE ???











08/10/2007

08/10/07 - 21:15

Chapeau !

21h.
Son Martini-gin dans le pif, à jeun, Ronan est un peu sonné et il en profite pour être gentil (c’est dire qu’il n’est pas lui-même).

Ne comptez tout de même pas sur lui pour chanter les louanges de la soirée d’anniv’ chez Ayrtonparis : d’autres l’ont fait, et il n’aime pas jouer les suiveurs.

Néanmoins, noyé dans les vapeurs nostalgiques de l’alcool, il se dit que ça lui plairait de dire du bien de quelqu’un, pour changer.

Il hésite ; il pourrait chanter l’hospitalité de son hôte, Olivier (l’un des 500 de la soirée), les free hugs d’Ourstendre, le sourire sarcastique-et-néanmoins-complice de Sav, l’affairement chaleureux de TomasitoSoup, le tee-shirt moulant de Tuonela, le gâteau à la banane de Gil30paris, le jean entrouvert de Nakhiel, etc…
Mais, bon, il faut choisir.

Alors, il a désigné pour victime de sa première et baveuse révérence : M. Demis, époux en titre de l’organisateur des joyeusetés Gaïennes, M. Pyram
M. Demis, jamais en reste d’un mot gentil pour l’un ou pour l’autre, capable de plomber une soirée, des heures durant, emporté par sa défense enflammée d’un impénitent copain, de braver tous les dangers pour réconforter le réprouvé et embrasser le pestiféré :




On l’applaudit très fort !



08/10/07 - 15:59

Qui en doutait ?





Vivian Ward (Pretty woman) : 82%
Catherine Tramell (Basic instinct) : 77%
Bridget Jones : 76%
Bebe (Dirty dancing) : 71%
Michelle (American pie) : 70%
Beatrix Kidow (Kill Bill) : 69%
Jean Grey (Xmen) : 67%
Ellen Ripley (Alien) : 60%
Leeloo (Le 5ieme élément) : 59%
Trinity (Matrix) : 57%

Quel héroïne de film es-tu ?


02/10/2007

02/10/07 - 16:07

Mode : Mireille Dumas



Depuis toujours, les gens aiment me raconter leurs malheurs (conjugaux, notamment) et moi j’aime les écouter. Les problèmes des autres apparaissent étonnamment simples, et il est gratifiant d’énoncer d’un ton docte des conseils pétris de bon sens, qu’on se garderait sans doute de suivre soi-même (si on avait une vie privée qui les nécessite) : cela donne une vivifiante sensation de maîtrise.

Néanmoins, on finit généralement par perdre patience, car les gens qui vous racontent leurs malheurs et, parfois, insistent lourdement pour connaître votre avis, semblent vous en vouloir de ne pas leur dire ce qu’ils ont envie d’entendre. Et ce qu’ils ont envie d’entendre, en général, ils s’en aperçoivent sur le moment, c’est exactement le contraire de ce que vous leur dites.

Le scénario s’avère assez simple à décrire.
Machin vous explique combien la vie avec Truc est insupportable, combien Truc est salaud, volage, cruel, stupide, bordélique, possessif, instable, chiant, paresseux, inculte (liste non exhaustive) ; vous, fort du vague souvenir de ce que peut apporter une relation et poussé par la perverse envie de jouer les avocats du diable, avez tendance à minimiser les faits : « bon, d’accord, Truc est un peu pénible, mais est-ce que tu serais mieux sans lui ? »
L’on vous répond avec une vertueuse indignation que oui, et comment, bien sûr, pas de doute, mais c’est compliqué, tu ne peux pas comprendre, on s’aime mais c’est pas possible et j’en peux plus je ne sais pas quoi faire j’ai l’impression d’être prisonnier…

Ça dure comme ça quelques semaines, voire quelques mois.

Au bout de ce laps de temps plus ou moins long (suivant la patience des interlocuteurs), vous vous lassez de ce dialogue répétitif et adoptez une nouvelle tactique : dès les premiers mots destinés à vous faire comprendre combien Truc est invivable, vous lâchez froidement : « ouais, c’est un sale con, tire-toi vite fait. »
Ce n’est pas non plus la bonne réponse.
Vous essuyez alors les plus virulentes protestations parce que tu ne comprends vraiment rien on s’aime c’est la passion je n’ai jamais ressenti ça mais c’est compliqué il y a les circonstances si au moins mais ça va s’arranger je suis sûr qu’on est fait l’un pour l’autre…

Vous commencez à éprouver un sourd ressentiment : parce que vous vous êtes penché sur le problème, longuement, patiemment, avez étudié tous les angles d’attaque, formulé votre verdict, et tout ça POUR RIEN.
Il va vous écouter, oui ou merde, ce boulet ??!

Se trouver dans une situation inextricable - et la relation de couple est forcément inextricable puisque chacun tient un bout du fil -, est insupportable car ça nous confronte à notre impuissance à maîtriser toutes les données de notre existence. L’on voudrait être capable, être en position de trancher, de conjurer cette impuissance.
Ça ne veut pas dire que l’on désire trancher – il s’agit juste de voir, au loin, une porte entrouverte, pas forcément de la pousser. Parce que nous ne savons pas ce qu’il y a derrière la porte : la plage ou le désert ?
Le changement est ce qu’on souhaite et ce qu’on craint le plus.

Aussi, lorsque quelqu’un vient se plaindre à vous de sa situation, ne lui parlez surtout pas de ce qu’il y a derrière la porte : signalez-lui juste qu’il y en a une.
« Bah, attends un peu, tu le quitteras quand ça deviendra vraiment l’enfer » (genre : quand il aura mis le feu à ton appartement ou poignardé ton meilleur ami) - ou : « ça va sûrement s’arranger, non ? c’est toujours passionnel au début » (après les douze premières années de conflit).
Ceux qui se plaignent à vous ne veulent surtout pas de solution : ils veulent que vous les croyiez aptes à en trouver.




01/10/2007

01/10/07 - 17:20

Avatars



J’aimerais donner une suite au dernier post de l’indispensable Misterbue (premier post de ce jour, à 0h00), dans lequel il s’interrogeait sur la signification et l’origine des pseudos utilisés par les blogueurs.

Pus fascinante encore me semble la façon dont le pseudo finit, parfois, par avaler son propriétaire.
Et ce très rapidement : il suffit souvent d’un seul texte pour donner vie à un personnage virtuel désormais difficile à tuer et à distinguer de son auteur, quand bien même il ne partagerait que peu de points communs avec lui.
Nous sommes tous persuadés, par exemple, que Wolfi est un chat, que Hellcat ne se nourrit que de Prozac et de champagne et que Theopiscence passe son temps penché sur une cuvette de chiottes.

Il se crée alors un filtre à travers lequel sera appréhendée la personne réelle, si tant est que nous la rencontrions un jour. La première fois que j’ai vue Mlle Aurèle sans son maquillage, je ne l’ai pas reconnue et je me suis demandé pourquoi ce beau jeune homme me saluait.
Le travail d’articulation du pseudo sur la personne s’avère délicat : on peut ressentir la nostalgie du pseudo en découvrant la personne ou au contraire avoir du mal à apprécier la personne à cause du pseudo.

Peu importe le degré de sincérité du blog : pour ma part, je n’invente rien dans le mien, ne m’y attribue pas un vécu ou des pensées fallacieux, ne cherche pas à y jouer un personnage ni à infléchir ma vie en en troublant les contours.
Il n’empêche que RonanS diffère de la personne que je suis (du moins, c’est ce que ne cesse de répéter mon copain Ned). Quand j’ai rencontré Stéphane, ici, il m’a dit la même chose : il s’attendait à un type arrogant et sarcastique, il m’a trouvé timide et gamin. Plusieurs de mes potes de GA persistent à m’appeler « Ronan » dans la vraie vie, parce que c’est d’abord Ronan qu’ils ont connu – et le jour où Stéphane a cessé de faire ce lapsus, j’ai eu l’espoir qu’il commençait enfin à me démythifier, à me voir tel que j’étais.

Cela explique que plusieurs d’entre nous, peu satisfaits de l’image d’eux-mêmes qui s’était développée à leur insu et avait fini par les occulter, aient fermé leur blog de façon compulsivement définitive – quitte à revenir aussitôt (n’est-ce pas Misterblue ?).

Je ne l’ai jamais fait et n’ai aucune intention de le faire. Parce que RonanS m’arrange bien : apparemment, on le trouve plutôt cynique et casse-couilles (ce qui peut être trompeur) mais, dans la vraie vie, on a souvent tendance à me trouver gentil et effacé (ce qui est tout aussi trompeur ; Ned a même avancé que j’étais doux comme un agneau, le simplet !). Ces deux « rôles », à mon sens, se situent à égale distance de la « réalité ».

Mais, encore une fois, je n’ai pas conçu mon blog dans cette optique – pour compenser une illusion par une autre. Ça s’est fait tout seul ; Ronan a pris vie de son côté, il a creusé sa niche. Il engendre pas mal de malentendus, mais il en rectifie d’autres ; l’équilibre est pour l’instant respecté.

Je ne maîtrise pas le processus ; mais il est illusoire d’imaginer que, dans la vraie vie nous maîtrisions l’image que nous donnons, ni même ce que nous devenons : il y a toujours un peu de « je » qui vient des autres…