J'écoute : du baroque
Je regarde : c'est le moins qu'on puisse dire !
Je lis : ouais, pas mal
Je joue : ouais, aussi, mais pas avec les sentiments (du moins pas les miens)
Je mange : Trop......
Je bois : Tout ce qui me tombe sous la main
Je cite : "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" (Pascal)
(mis à jour mercredi 20 février 2008 à 20:54)

31/12/2007

31/12/07 - 15:37

Bye bye...


J’avais envie d’écrire « bye bye, année de merde ». Le souvenir du héron de la fable m’en a dissuadé : mieux vaut éviter de se plaindre d’une chose de crainte d’en croiser une pire.

Néanmoins, il faut avouer que 2007 a été une année singulièrement vide, pour moi, tant sur le plan professionnel que, surtout, sur le plan affectivo-sentimentalo-sexuel.

Je suis cependant en meilleur état qu’à la fin de 2006.
Un point positif se dessine : chaque année, j’ai un peu moins peur.

Certes, il en va sans doute de la peur comme de bien des aspects de notre existence : elle dessine une ellipse, ne décroît durant la première moitié de nos jours que pour mieux re-croître au fil de la seconde.
Sans le savoir, je suis peut-être parvenu à l’acmé de la « non-peur ».

Mais ne nous laissons pas tétaniser par ce soupçon.
Aujourd’hui, j’ai envie d’aller plus loin encore dans les directions adoptées au cours de ces derniers mois.
Ce ne sera pas forcément une bonne nouvelle pour tout le monde, et, qui sait ? peut-être, dans un an, changerai-je mon fusil d’épaule.
Mais la « non-peur », c’est aussi ça, pour moi : ne pas se laisser arrêter par l’éventualité de se tromper – y compris sur soi-même.



30/12/2007

21/12/2007

21/12/07 - 01:31

Minimal




Pour la première fois de ma vie, j'ai une belle-soeur.
Donc, je lui fais un cadeau.
Elle a de la chance, cette année, je n'en fais que deux (pour cause de dèche et de grogne).
L'un est pour elle.
L'autre pour ma soeur.


03/12/2007

03/12/07 - 20:16

Progressez :




Travaillez moins pour consommer moins !


02/12/2007

02/12/07 - 21:18

Oracula, oracula



Le mec avec qui… câlins, baisers profonds dans une cabine - quelle peau sublime ! Quel petit cul ! Il s’appelle Henri, nous osmosons comme ça advient peu souvent. Le moment est passé, dommage, je ne sais pas qui il est, puisque je n’ai pas son téléphone. J’ai rêvé, peut-être, et mon rêve ne ressemblait pas à ce que je rêve de connaître, il était plus près et plus loin.
Puis gin et Martini, ensemble, la vie est tout de suite plus belle. Il y a ces parfums, ces sensations, ces souvenirs, ces impatiences. A chaque instant, tout garçon proche de ma peau devient tous les hommes que mes songes et mes regards ont drainés, tous ceux qui ont existé, un peu, tous ceux qui n’ont eu d’existence qu’un bout (un œil, une mâchoire), tous ceux qui n’ont été que construits, dans ma tête et qui, pourtant, qui sait ? sont quelque part.
Mais, dans la vraie vie, c’est plus difficile. Je ne comprends pas leur langage. Babel. Tel délire sur Kubrick (que j’ai toujours trouvé lourd), tel se préoccupe de ses investissements – je ne parle pas leur langue, nous causons en parallèle – si je pleure, ils ne voient pas mes larmes, si je pense, c’est dans un sabir mort pour eux – si je jouis, c’est dans leur dos. Nous vivons dans deux dimensions séparées et ce n’est que par illumination, un court instant, que nous croyons marcher sur la même terre, croiser nos ombres, respirer un seul air, dans nos bouches jointes.
Les autres ne sont que l’hypothèse de notre manque, au moment où tombe le soir.