J'écoute : du baroque
Je regarde : c'est le moins qu'on puisse dire !
Je lis : ouais, pas mal
Je joue : ouais, aussi, mais pas avec les sentiments (du moins pas les miens)
Je mange : Trop......
Je bois : Tout ce qui me tombe sous la main
Je cite : "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" (Pascal)
(mis à jour mercredi 20 février 2008 à 20:54)

28/05/2007

28/05/07 - 14:25

Etre homo, c'est se faire des mecs ?


On va encore m’accuser d’être colérique mais, comme le disait Mme Royal, il y a, je crois, des colères salutaires.

Je n’ai donc jamais rien lu d’aussi stupide que cette assertion ronflante mise en marge de la polémique sur la gay pride : « le fait d’être homosexuel n’affecte que ma vie sexuelle. »

Ben voyons. C’est à peu près aussi vraisemblable que l’assertion d’un nain qui dirait : « le fait de ne mesurer qu’1 mètre 20 n’affecte que le choix de mes pantalons. »

Je ne prétends pas que ceux qui ont proféré cette ineptie mentent ou fassent preuve d’hypocrisie ; je les pense, hélas, sincères. Et très doués pour le refoulement, le déni, et, finalement, l’égoïsme comme la lâcheté.

Je m’explique.
Admettons que ces gens-là ne rencontrent aucune difficulté majeure dans leurs rapports avec leurs proches, qu’ils n’aient eu aucun problème à parler de leurs préférences à leur famille, à leurs collègues, à la vivre dans leur immeuble, leur quartier, leurs cercles d’amis. Admettons que ces gens-là n’aient jamais aspiré à se marier, à avoir d’enfants ou à léguer quelque chose à leur petit(e) ami(e). Admettons que ces gens-là n'éprouvent jamais le désir d'embrasser leur copain/copine ou de le/la tenir par la main dans un lieu public. Admettons que ces gens-là n’affichent aucune manière efféminée, goût pour les bijoux ou les tee-shirts moulants, les pantalons de cuir ou les godes gros calibre. Admettons que ces gens-là ne se soient jamais entendus traiter de « tapette », « pédé », « enculé ». Admettons que ces gens-là aient autant d’amis hétéros qu’homos et se sentent aussi à l’aise avec les uns qu’avec les autres.

Cela fait déjà beaucoup de choses à admettre.
Mais admettons.
On pourrait cependant espérer que, par simple humanité (je ne dirais même pas « générosité »), ils puissent avoir envie de défendre ceux qui n’ont pas leur « chance ». Voilà pour l’égoïsme.

Il est fort possible que ces gens-là ne se sentent pas « différents ». Ils achètent les mêmes produits, les mêmes bagnoles, mangent aux mêmes heures, font le même boulot, envisagent les mêmes carrières et les mêmes vacances que les autres.
En apparence.
Mais, à l’hôtel de Bamako, ils baisseront les yeux en demandant un grand lit double. Au cocktail donné par le PDG, ils souriront poliment, sans répondre, lorsqu’on leur demandera « mais où est votre charmante épouse ? ». Et ils changeront de sujet quand, chez leur beau-frère, la conversation portera sur ces « travelos qui déshonorent la France en défilant dans les rues de Paris ».
Voilà pour la lâcheté.

Non, la question du mariage, de l’adoption, des droits civiques, ça ne concerne pas seulement votre (petite) vie sexuelle.
Non, le droit à la diversité des sensibilités ne concerne pas seulement votre (petite) vie sexuelle.
Non, l’exigence du respect pour tous ne concerne pas seulement votre (petite) vie sexuelle.
Non, la lutte contre l’homophobie ne concerne pas seulement votre (petite) vie sexuelle.

Non, être homo, ce n’est pas seulement aimer le plaisir anal.
C’est, souvent, avoir vécu l’ostracisme.
C’est, souvent, s’être posé des questions sur le désir, l’identité, la fidélité, le genre sexuel, des questions que d’autres n’ont pas eu à se poser.
C’est, on l’espère, s’être interrogé sur la différence, l’injustice, la solidarité.
C’est, fréquemment, avoir été contraint à tester l’affection et l’ouverture d’esprit de son entourage.
C’est, hélas, avoir connu la solitude et, peut-être, s’être tourné vers l’art, la littérature, le militantisme, l’associatif pour tenir, pour vivre, pour participer.

Etre homo, pour moi – mais je dois être un vieux con – c’est penser, douter, accepter, chercher, réclamer, combattre, résister.
Etre homo, pour moi, ce n’est pas coucher avec des hommes : c’est remettre en cause les évidences.



commentaires

28/05/07 - 14:26

j'aime beaucoup la comparaison avec le nain et le pantalon. (-)

28/05/07 - 14:29

Et j'aime beaucoup la fin. A 32 ans je pense la même chose; je dois donc être un jeune con.
Et résumons : être homo, ça n'a rien d'être simple. Tiens je préfèrerais ce slogan, plus juste et plus concrêt.

28/05/07 - 14:54

très beau post ! rien à ajouter

28/05/07 - 15:50

J'ajouterais quand même que, pour les raisons sus-dites, j'ai du mal à concevoir qu'on puisse être pédé et de droite.

A ceux qui m'accuseront d'être intolérant, je répondrai qu'ils ont raison. L'hétéronormativité et le capitalisme, en tant qu'INCONSCIENTS COLLECTIFS (donc jamais remis en cause), m'oppriment, me font violence.
A cette violence, la mienne est proportionnelle.

28/05/07 - 16:24

Je vais prendre mon exemple, c'est celui que je connais le mieux :-)

Je passe sur le fait d'être petit, ce qui affecte effectivement le choix de mes pantalons...

Ma simple existence confirme déjà 18/19 de tes hypothèses, hypothèses que je ne considère pas comme des chances donc que je n'ai pas à défendre.

En réalité (et non en apparence), je ne me sens pas différent, j'achète les mêmes produits, les mêmes carte de métro (j'ai pas de bagnoles), je mange 3-4 fois par jour, j'ai un boulot très classique, j'envisage une carrière sans prétention et je ne part pas plus souvent en vacances que les autres.
A l'étranger, j'ai toujours eu un grand lit double voire King Size (y compris en Tunisie, au Mali (coincidence) et en Cote d'Ivoire). J'emmène mon copain aux cocktails donnés par le PDG. Et mon beau-frère ne parle pas de travelos.

Oui, la question du mariage, de l'adoption, des droits civiques, ça ne concerne pas uniquement la vie sexuelle, c'est pourquoi le fait d'être en "couple homo" ne donne pas de droit particulier.

"C'est, souvent, s'être posé des questions sur le désir, l'identité, la fidélité, le genre sexuel, des questions que d'autres n’ont pas eu à se poser." Ne transfert pas tes problèmes sur les autres !

Etre un Homme (et non homo), c'est s’être interrogé sur la différence, l’injustice, la solidarité.

PS : et je suis obligé d'avoir un autre pseudo parce que t'es trop intolérant pour accepter mes commentaires !

28/05/07 - 18:58

Bien sûr je partage ton avis et j'ai aussi du mal à comprendre les pédés de droite,j'essaie mais quelle importance que je les comprenne ?!
Non, je ne pense pas que tu sois un vieux con (ce serait peut-être admettre que je le suis aussi et je m'y refuse ! ^^)
Quand j'avais 20 ans je ne pensais pas la même chose que Enholio.
Je fais d'ailleurs une parenthèse pour dire que ce qui m'énerve au sujet des réactions du post auquel tu fais ricochet c'est qu'on invoque la jeunesse de l'auteur pour l'excuser, le défendre ou le condamner
C'est méprisant et insultant pour lui, pour les jeunes qui ne pensent pas pareil et finalement pour l'ensemble de la jeunesse et l'intelligence.
Etre jeune (en plus il a 22a, pas 14)ne conditionne pas la globalité d'une pensée.
Il y'a plein d'autres éléments extérieurs ou contextuels qui peuvent participer à sa formation, de plus certains arrivent néanmoins à s'en détacher, donc
qu'on soit d'accord avec lui ou pas, Enholio ne représente pas la jeunesse, il est son porte parole personnel.
Il serait plus intéressant de s'interroger sur une possible homophobie latente qui n'est pas inhérente à une seule tranche d'âge.

28/05/07 - 19:20

Je suis assez d'accord avec ce post.

J'ajouterai juste que cette réflexion n'a rien d'évidente, et qu'il est normal que régulièrement, des interrogations ou des rejets de certains aspects et de certaines luttes émergent ici et là, dans la jeune génération.

C'est même sain puisque cela nous amène à nous requestionner encore et encore, à comprendre, redécouvrir, dialoguer et convaincre ou se laisser convaincre.

C'est vraiment dommage que le débat ne puisse se faire plus sereinement...

28/05/07 - 19:48

Parcequ'on a le droit d'être différent, totalement différent.
Nous les LGBT, nous sommes multiples et différents, pas un groupe homogène...notre drapeau est de toutes les couleurs...
Il n'y a pas une façon d'être gay ni une façon d'être hétéro etc...

Parce qu'aujourd'hui encore, il y a un jeune suicidé sur quatre franchit le pas parce qu'il est gay

Parceque même ceux qui n'ont ni l'intention de se marier, ni de se pacser, ni d'avoir d'enfant, peuvent être solidaires de ceux qui exigent ces droits

Parcequ'avant nous, c'est la solidarité d'une minorité qui a fait qu'aujourd'hui on soit là...

Parcequ'à la Marche des Fiertés, il y a aussi des hétéros...

Parceque la Marche des Fiertés c'est sortir de notre ghetto (qui arrange bien tout le monde) une fois par an, que c'est necessaire, ne serait-ce que pour montrer que nous sommes là " We're queer, we're here : get used to it !", que nous sommes nombreux et que niveau droits et sécurité il y a encore du chemin à faire et nous devons rester vigilants.

Parcequ'une Marche des Fiertés c'est même avec des des costards cravattes gris, avec attachés-case, ou des looks sages, ternes, raisonnables...

Parcequ'il est important de montrer la diversité en montrant sa différence, qu'elle soit une différence d'avec la société en général ou sa différence d'avec l'image que l'on donne de la communauté homosexuelle.

Ca sert à ça la Gay Pride / Marche des Fiertés, à montrer sa différence alors allez montrer la votre : pour vous et pour tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les catégories d'homosexuels représentées.

Parcequ'il vaut mieux se battre pour qu'on reconnaisse médiatiquement notre diversité, que de se censurer et disparaître à nouveau sous la respectabilité hypocrite.

Moscou, la Pologne, Israël, L'Iran (entre-autres) et ce qui s'y passe pour notre communauté nous rappellent en permanence que RIEN N'EST JAMAIS GAGNE !

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28/05/07 - 20:06

Parce que se poser des questions, réfléchir, c'est "avoir des problèmes", M. l'anonyme 5 ?? Décidément, à ce degré de crétinerie, inutile de discuter. Vive le pétainisme intellectuel. Au fait, on dit "ne transfère pas" - peut-être que d'apprendre à écrire pourrait t'aider à penser.

28/05/07 - 20:34

"sur le désir, l'identité, la fidélité, le genre sexuel" oui ce sont des problèmes !

28/05/07 - 20:53

Je suis d'accord, je crois qu'il s'agit bien du débat dont il était profondément question ici... Est-ce une preuve de force dans l'évolution des mouvements homosexuels, on peut se permettre de se diviser sur l'essentiel ?

28/05/07 - 23:52

Merci Ronans pour ce texte intelligent et sensible. Mais je vais essayer d'exposer une position un peu plus nuancée.
Dans la pratique, tu a raison ; il est un fait que l'orientation sexuelle est génératrice de tout un tas de frictions sociales, professionnelles, familiales, que tu résumes bien. Moi aussi je me suis posé des questions, moi aussi j'ai du remettre des collègues à leur place, moi aussi j'ai parfois le sentiment d'être une branche morte sur un arbre généalogique.
Et pourtant... Sur un plan plus philosophique, tu as moins raison. La réalité pratique ne porte pas en soi l'indication de la route à suivre. Je me suis toujours refusé à accepter que cette orientation guide tous les aspects de ma vie et, en fait, recompose le monde à sa manière. J'ai peut-être eu plus de facilité à le faire que d'autres (quoique...) mais d'une certaine manière, je crois que l'accepter c'est perdre du terrain, c'est se laisser guider dans un rôle social dans lequel on ne se reconnaît pas toujours, c'est se laisser repousser dans le ghetto... C'est aussi oublier que les homos ne sont pas forcément plus intéressants que les autres (et parfois moins, d'ailleurs).
Je sais que les cadres comme moi n'ont pas tendance à mettre en avant leur orientation dans leur milieu professionnel - sans la cacher pour autant - mais un cadre qui assume sa position dans un milieu potentiellement hostile assume une position sociale peut-être plus risquée que la crevette qui s'habille en D&G (pour forcer le trait). Il y a je crois une forme d'ambition saine à tenter de faire en sorte que la vie soit aussi guidée par la tête, et pas seulement par la braguette ou le désir (d'autant que l'importance de ces paramètres décroît avec le temps). C'est une forme de séparation des pouvoirs... C'est l'éternelle dialectique de la ville et du ghetto (en sortirons-nous un jour ?).
Enfin, pour reprendre ta comparaison avec le pantalon, elle est clairement juste, car les propos de ton contradicteur sont clairement excessifs. Mais pour continuer sur ce terrain on peut aussi dire que ce n'est pas parce qu'on est nain (et handicapé de surcroît) qu'on ne peut pas devenir un pianiste sublime (soit dit avec une pensée émue pour Michel Petrucciani).
Et on peut aussi être homo et avoir des problèmes avec la longueur de ses pantalons (arf !).

29/05/07 - 00:36

Ce qui s'appelle : 1) remettre les pendules à l'heure 2) secouer le cocotier
Bravo canard !

29/05/07 - 00:56

Merci pour ces commentaires.
Bien sûr, Laurent, ta position "philosophique", je la partage. J'assume la nature polémique de mon post.
Mais je nuancerais à mon tour ta nuance : tu sais aussi bien que moi que la libido ne touche pas seulemnt au sexe. On peut évidemt être nain et pianiste sublime, tout autant que pédé et sobre dans sa façon de se vêtir, parler, aimer, se comporter. Néanmoins, affirmer ou, même, supposer que le regard extérieur, la position de la société sur notre sexualité et cette sexualité par elle-même n'agissent QUE sur le domaine sexuel (et pas, par exemple, sur le reste de la sensibilité), ce n'est pas réaliste.
Je comprends ta position, je crois : ce n'est pas parce que je suis homo que je ne dois penser qu'en homo, me comporter qu'en homo ou n'être que ça. Bien entendu. Mais je ne pense pas que l'on puisse totalmt discriminer les domaines d'action de la libido, circonscrire exactement le cadre de son influence.

29/05/07 - 13:53

Voilà une évocation intéresante, une nouvelle fois. Mais je ne peux que rejoindre Laurent, forcément. Tu ne m'en voudras pas Ronans ? ;o)

"Etre homo... c’est penser, douter, accepter, chercher, réclamer, combattre, résister", dis-tu.

Est-ce là exclusivité de l'être homo ? fille ou garçon ? Ou ne serait-ce pas tout bonnement la condition même de l'Homme, complexe à souhait, que de douter, penser, se chercher ?

D'expérience, je peux affirmer que le fait de vivre en couple homo, en particulier vis à vis de nos amis et copains en couple hétéro, ça se vit très bien. Notre relation est vécue par les autres sans la moindre curiosité quant à notre sexualité. Ce qui était apprécié avant de nous connaître sous ce jour l'est tout autant aujourd'hui ; ils nous apprécient pour qui nous sommes humainement parlant. Nul besoin de jouer des coudes pour exister dans ce cercle familial et amical. Du côté de Christophe, pour ce qui est de la famille. Chez moi c'est un peu différent avec ma mère (mais là, à elle d'assumer ou de ne pas - ou moins - me voir : c'est son "choix" !)

Je crains fort que la non mixité dans ses relations vraies soit un frein à la "dédramatisation" du fait homo.

Mais là, je sais toucher un point délicat : longtemps, avant de se trouver et de s'accepter entièrement et au grand jour - sans en rajouter et sans prosélytisme aucun - il aura fallu se protéger et vivre en-dedans, trop souvent seul avec ses craintes et ses doutes ! Pas propice à ces rencontres équilibrantes évoquées, donc.

Là un site comme GA peut prendre tout son sens et sa place dans une vie ; par les échanges vrais, par le fait que des hétéros aussi le fréquentent et viennent parfois rebondir sur des propos tenus.

Hélas, malgré tout ce qui est vécu, la tolérance ne semble pas le facteur premier régissant nos "dialogues" - ou plutôt monologues croisés. Je suis effaré, par exemple, de la difficulté (pour ne pas dire plus) des relations entre gays et lesbiennes, dans les assos par exemple. Quand des "communautés" se disant victimes d'intolérance ne se montrent pas plus réceptives à une autre communauté visée par les mêmes maux, je m'interroge...

Malgré ce long propos, pas d'ambiguité : je me sens tout à fait en phase avec les homos, que j'aime fréquenter et découvrir : élargir le cercle de ses amis, n'est-ce pas la définition même de l'homosexuel ? ;o)

29/05/07 - 16:17

Merci RV.
Mais, encore une fois, j'ai l'impression de ne pas être très bien compris ni lu.

Certes, ma conclusion, un peu générale et emphatique pouvait prêter à confusion - à condition de n'avoir pas lu le reste. Mais je ne dis ni ne veux dire qu'il faut être homo pour s'interroger. Je dis qu'être homo DEVRAIT amener à douter (et mm ce voeu pieux s'avère trompeur, si j'en crois certains commentaires imbéciles).
Je ne dis pas non plus que TOUS les homos sont en butte à l'homophobie ou à la curiosité malsaine (ce n'est pas mon cas, par exemple). Mais qu'aucun homo n'a le droit de considérer que l'homophobie ne le concerne pas : ce n'est pas parce que je ne suis pas cancéreux que je ne dois pas souhaiter l'éradication du cancer.

En somme, je persiste et signe : l'homosexualité, selon moi, entraîne, ou devrait entraîner, étant donné le contexte actuel, une sensibilisation à certains problèmes. Qu'il existe des exceptions à cette "règle", bien entendu. Mais ces exceptions ne suffisent certes pas à prouver que l'homosexualité se résume à coucher avec des mecs.

30/05/07 - 09:39

Ronans : mon propos ne se voulait surtout pas contre toi ! il ne te manquerait peut-être qu'une arme pour mieux affronter tout cela : la prise de recul, une implication légèrement moindre...
Si je me permettais de reprendre tes mots, c'est parce que peu des échos reçus l'ont fait. Pourtant il est urgent de se sentir moins seuls, moins enfermés dans un monde monoformé.
Mon exemple avec nos amis non homo voulait illustrer celà !

Et, bien évidemment, vivre homo ce n'est pas uniquement se métamorphoser en papillon de nuit et coucher avec des mecs !

Bien évidemment l'homophobie doit être condamnée !

Le sujet est si vaste que pouvoir le résumer en un simple article, fut-il coloré de commentaires constructifs, est une gageure impossible, non ?

Bien à toi, m'sieur !!

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