26/01/2008Morphing
En ne gardant que les plus flatteurs, paraît que je ressemble (à plus de 72 %!) à : Orlando Bloom, James Stewart et... Sean Connery !
OK... Bon...
J'vous ai dit que j'étais célibataire ?...
J'aimerais bien avoir "une relation", être amoureux, comme on dit, parce que, si j'en crois les conversations téléphoniques et les confidences interminables que j'essuie ces temps-ci, une love story, même malheureuse, surtout malheureuse - ça occupe...
25/01/2008
Putain, qu'est-ce que j'ai envie de m'évader à la campagne, de RESPIRER ! Quelqu'un m'invite ?...
24/01/2008A sec
Je résume :
- Le pouvoir d’achat baisse ;
- On va bosser plus parce que les 35 heures, c’est ringard ; pour ce qui est de gagner plus, on verra plus tard ;
- On pourra nous virer sans préavis pendant deux ou trois ans, parce qu’on va appeler ces deux ou trois ans « période d’essai » ;
- On ne pourra pas faire grève, sauf à prévenir 48 h à l’avance ;
- Poste, EDF, SNCF & co, tout ça va passer au privé ; ce qui veut dire que les petits villages pas rentables, ben ils pourront se gratter pour recevoir lettres et trains ;
- Théâtres, opéras et festivals qui ne sont pas bénéficiaires vont voir leur subvention supprimée (cherchez l’erreur) ;
- Plus de pub sur les chaînes publiques ; plus de fric sur les chaînes publiques, condamnées à devenir des robinets à redif’, désormais incapables de jouer leur rôle de co-producteur cinématographiques ; fermeture des chaînes publiques ; privatisation de la télé et de la prod’ ;
- Suppression de postes dans l’Education nationale mais garderie ouverte 24h sur 24 au nom du « service minimum » ; l’éducation, c’est ring’, de toute façon ;
- Suppression des crédits de recherche et des labos CNRS ; fuite des cerveaux à l’étranger – bah, on s’en fout, ils paient même pas l’IGF, c’est pas comme Johnny…
J’en oublie sans doute.
Bon, les débiles qui ont voté Sarko, ils aiment toujours ça, se faire enculer à sec ?
How do you do
Parmi les anglicisme plus ou moins pernicieux qui nous pourrissent la vie, il y en a un que je hais plus particulièrement : c’est « (salut) ça va ? » (où le « salut » apparaît optionnel).
Vous allez me dire que, vu comme ça, ça a l’air (vaguement) français « (salut) ça va » mais je suis persuadé, moi, que ça vient de la perfide Albion.
En effet, dans mon enfance (oui, bon, d’accord, à l’époque des croisades, autant dire), quand on rencontrait quelqu’un, on ne lui disait pas « ça va » mais « BONJOUR ».
Les Engliches, eux, de tout temps, se disent « how do you do ? » lorsqu’ils se croisent – réflexe qui a le don de m’horripiler.
Car « ça va » ne peut pas remplacer « bonjour ».
D’abord, « bon-jour », c’est un souhait, et un souhait plutôt sympa (qui métonymise « j’espère que votre jour sera bon »), tandis que « ça va ? », a priori, c’est une question, hein, mais une question qui, surtout n’appelle pas de réponse ou, plutôt, à laquelle on vous somme de répondre « oui », sous peine de passer pour un malappris et de gonfler prodigieusement les bronches de votre interlocuteur, qui ne vous a demandé « ça va » que pour la forme et non pour vous entendre réciter la litanie de vos problèmes.
Autrement dit, c’est une question hypocrite. A laquelle vous devez répliquer avec la même hypocrisie : non content d’avoir répondu « oui », il va vous falloir poser la même question dans l’espoir de la même réponse, engendrant aussitôt chez votre commensal la même hypocrisie, à moins que ce ne soit lui, le traître, qui ne vous gave velu avec la liste de ses inintéressants malheurs.
En bref, « ça va » vous induit à un échange faussé et flatte vos plus bas instincts, en commençant par la dissimulation, dont on sait la perfide Albion coutumière – tandis que « bonjour », lui, simple exclamation phatique, n’exige ni réponse, ni mensonge, ni enchaînement biaisé mais ouvre grand la porte à la conversation sérieuse par un geste de bienvenue.
En somme, vous l’aurez compris, si vous me rencontrez, ne dégainez pas « ça va », de crainte que je ne vous réponde vraiment…
22/01/2008Douce proposition
Hier soir, sur un « tchat » gay, un mec de 21 ans (moche, je précise) :
Slt tu mettré cbien pr me soté
…
Ouais, moi aussi, j’ai mis du temps à déchiffrer
– et à comprendre que j’aurais dû me vexer…
20/01/2008Appel aux bonnes... volontés
Hum... euh... dites-moi : c'est la pleine lune, ou c'est juste moi qui...?
17/01/2008
Iphigénie, Haendel, Salieri, Homère, Gluck, Calderon, Mozart, Schiller, Sarro, Literes, Racine, Hasse, La Bible, Soler, Rotrou : jamais ma vie n'a été si mortellement sérieuse...
J'en ai déjà marre...
15/01/2008Vade retro, SDF !
On nous repeint la porte d’entrée. Depuis deux mois, au bas mot. J’ai l’impression que même ma sœur, si maladroite que les objets se brisent lorsqu’elle les regarde, aurait fait mieux et plus vite. Un jour, la porte est rouge, le lendemain brune, le surlendemain, elle n’a plus de couleur, puis elle est orange marbrée de blanc, puis re-rouge, et comme ça depuis deux mois. Et ouverte, elle reste ouverte, la porte. Dans la Goutte d’or.
Bon, le premier problème, c’est que ça pue la peinture depuis deux mois, d’autant que les courants d’air font refluer l’odeur jusqu’en haut, chez moi.
Et le second problème… Ben, le second problème c’est que ce matin - ouais, bon, vers 13 h, ce matin, quoi -, en sortant, j’ai trouvé que ça schlinguait encore plus que d’habitude. Pas exactement la peinture, mais…
C’est en arrivant au troisième que j’ai compris : pas la peinture mais la pisse. Et plus si affinités.
Y avait une sorte de tas, là, dans le renfoncement du demi-palier, des couvertures sales, semblait-il, d’où sortait une flaque nauséabonde et une touffe de cheveux crépus, emmêlés. Des cheveux de femme, semblait-il, mais je ne me suis pas approché, vous pensez.
Que faire ? Pas question d’y toucher, hein. Appeler les flics ?
Oh, tu n’as pas honte ! Tu sais bien comment ils sont, les flics, comment ils traitent les gens ?
Ouais, bon, OK, mais ça ne peut pas rester là. Non, non, hors de question que je m’approche, ça a l’air de dormir, mais qui sait, et puis c’est certainement plein de bêtes et bourré comme un coing.
Mais tu n’as pas HONTE ??!
Eh, oh, c’est pas parce que je suis bénévole dans une assoce que j’aime tout le monde, hein.
Enfin, si, les SDF, je les aime, je suis solidaire, si tu veux - mais de loin.
Bon, allez, je cherche sur le Ouèbe. Je ne trouve rien, avant de réaliser que le numéro magique c’est le 115. J’appelle.
Vingt minutes d’attente. Tralalailouladi, une musique d’abord insipide, puis sirupeuse, puis franchement exaspérante et toujours le même message en boucle : « surtout, ne raccrochez pas, votre appel a été pris en compte et un permanent va vous répondre ». Puis ça répète la même chose, quatre ou cinq fois, mais dans des langues improbables, pas des trucs civilisés, l’anglais ou l’allemand, ça non, mais des machins qui font « hach ajmled hchajehm rachjad » ou « zwieni jzlzaj zirniewskjlws » qu’on comprend rien et qui donne des voix super bizarres aux gonzesses qui les récitent, un peu comme si elles chantaient, l’une d’une voix flûtée d’oiseau, l’autre d’une voix de gorge que je trouve vulgaire, et puis ça reprend, un peu comme si elles se payaient ma tronche, voyez, et puis ça me casse franchement les couilles parce que si mon appel a soi-disant été pris en compte, bordel de merde à queue, alors pourquoi qu’on ne me répond pas, bordel de Dieu ?
Ah, on me répond. Une dame gentille et patiente mais dont le ton patient à le don de m’irriter après l’attente. «Hm.. ah oui.. sur le palier… C’est ennuyeux.. C’est une partie privative, ça…. Non… Nous ne sommes pas habilités, blablabla… »
OK, alors je fais quoi ?
« Le mieux c’est d’appeler le commissariat de votre quartier ».
Je dois avoir l’air dubitatif parce qu’elle enchaîne, la dame patiente : « Non, non, ne vous en faites pas, ils ont l’habitude, dans les commissariat de quartier, ce ne sont pas des brutes, ils y vont en douceur. Mais vous pouvez insister sur…euh… l’urgence humanitaire… »
Humanitaire mon cul ! Virez-moi ce truc de mon paillasson et….
ROOOOH ! TU N’AS PAS HONTE ???!
OK, OK, j’ai rien dit. Va pour le commissariat.
Tadadidoutsointsoin. Vingt minutes de mieux. Cette fois, la musique est bizarrement plus allègre et le message enregistré nettement moins musical, plus impératif. « Commissariat du 18°. NE QUITTEZ PAS. »
Puis une dame, à nouveau. Pas le genre patient, conciliant, non, plutôt genre froid, neutre, genre « c’est pourquoi j’ai pas que ça à foutre ». (Ben moi non plus, figure-toi, j’ai mon sandwich au foie gras qui se racornit, tu crois que ça m’amuse d’être baladé de jingle en chansonnette ?!)
"Alors, euh… j’ai un problème : il y a une personne sans dom…"
"Z’êtes où ?"
"Euh… pardon ?"
"L’adresse !"
"Ah, oui, excusez moi : je suis au 25 rue…”
“Quittez pas.”
Biiiip…. Tadadidoutsointsoin, poum, poum, poum. Dix minutes (on s’améliore).
« Ouais ? »
« Oui, bonjour… alors j’ai un problème : il y a… »
«Une femme ? Au troisième ? L’est encore là ? »
« Ah, vous êtes déjà au courant ? Eh bien, oui, en fait… »
« Putain, z’y sont pas encore allés ? On s’en occupe. »
Bip, bip, bip.
Depuis, j’ai l’oreille collée à la porte. J’attends le bruit des bottes.
A chaque sirène qui retentit dans la rue – et Dieu sait qu’il y en a – je me dis : c’est pour moi, c’est moi qui ai fait ça. Comme un personnage de série américaine : j’ai appelé les cops.
Ils vont débarquer, lourdement armés, mâchoire en avant, ça va saigner.
« Levez-vous ! Lève-toi on t’a dit ! PAPIEEEERS ! »
« Hmhgkh, moi pas français… »
« TA GUEULE ! Bouge ton cul de là… Attention ! Elle se casse ! Bloque là ! Prends ça, salope, han, han, tiens, paf, poum, RHAAAAA ! Putain, elle m'a mordu, la négresse ! CHOPE-LA ! Je vais l'achever... File-moi les menottes. Voilà (rire gras) le paquet est ficelé. Allez, tant pis pour les morceaux, on embarque c’qui reste.»
J’attends, l’oreille collée à la porte.
Mais il ne se passe rien. Que dalle.
Je mâchonne mon sandwich de foie gras.
Je me console en songeant que j'ai enfin un truc à raconter dans mon blog.
06/01/2008Paris magique
Après une rude journée de labeur, j’ai voulu aller dans cette boîte à la mode, pour laquelle j’avais une invitation ; mais la file d’attente était décourageante, j’ai laissé tomber.
J’ai décidé de rentrer en arpentant gentiment « mon » quartier, Montmartre.
Rue Germain, rue des Abbesses, rues des Trois Frères, Marché Saint-Pierre.
C’est tout de même magique, Paris, me disais-je.
Tout était grouillant de vie, mais de cette vie langoureuse et décalée que veut la tombée du jour : sur les terrasses chauffées, les bobos se pelotonnaient autour de leur clope, leur café viennois, leurs tapas, comme en des nacelles d’or voguant sur l’obscurité ; les devantures des traiteurs, largement ouvertes, laissaient échapper des senteurs d’épices, parlant de pays improbables, lointains, où la nuit est différente ; les librairies, décorées à l’anglaise de houx et de gui, luisaient comme des fanaux sur une eau noire, et les arbres, drapés de guirlandes, ressemblaient à des ballerines fuyant les douze coups de minuit. Il y avait, à la fois, la douce chaleur des lampions et le profond mystère des ombres, le rire gai des noctambules et la douce torpeur du sommeil, la frénésie de la vie qui résiste et l’implacable silence du soir qui vient. C’est magique, Paris.
Mais, comme j’avançais, je reconnus : « tiens, la terrasse où nous avions nos habitudes, Bruno et moi. »
« Tiens, la pelouse - grise et triste, sous les réverbères, désormais - où j’aimais à m’allonger avec Benoît. »
« Tiens, le premier restaurant où nous sommes allés, avec Stéphane. »
Et mes pas se faisaient plus lourds.
Alors, avec effroi, j’ai imaginé un Paris qui me serait devenu si grevé de souvenirs, de regrets et de nostalgie que je ne pourrais y marcher que les yeux clos, ou le cœur éteint.
01/01/2008Qu'on se le dise (et je ne rigole pas)
En réponse à une loi liberticide,
le propriétaire de ce blog rappelle que tous les endroits, virtuels ou réels, relevant de sa juridiction,
restent résolument destinés aux
FUMEURS.

Afin de ne pas répondre à l’exclusion par l’exclusion et à l’intolérance par l’intolérance,
il y acceptera (parcimonieusement) les non-fumeurs,
à la condition expresse et non négociable que ceux-ci n’expriment pas la moindre réserve à l’égard du tabac dans les lieux sus-dits
(faute de quoi, un bannissement immédiat sera prononcé).
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